Pakistan : Silence des autorités après le meurtre du ministre Bhatti

La société civile hausse le ton : « le silence signifie une nouvelle effusion de sang »

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ROME, Jeudi 17 mars 2011 (ZENIT.org) - « Le silence signifie une nouvelle effusion de sang » : c'est l'intitulé de la lettre envoyée aux plus hautes autorités du pays pour demander l'arrestation des meurtriers du ministre Shahbaz Bhatti, le respect des droits des minorités religieuses, l'urgence de respecter l'Etat de droit et de promouvoir l'harmonie interreligieuse au sein de la société, a rapporté l'Agence missionnaire Fides.

Cette lettre a été envoyée par le réseau « Citoyens pour la Démocratie », vaste mouvement qui comprend différentes associations de défense des droits de l'homme, des groupes musulmans et la Commission Justice et Paix des Evêques pakistanais.

Le réseau a aussi lancé une pétition qui, en deux jours, a déjà recueilli 15 000 signatures. Les promoteurs souhaitent lutter contre le climat d'impunité qui permet de faire publiquement l'apologie du crime et demandent aux partis politiques de reprendre en main la question brûlante de la loi sur le blasphème.

Pour plus d'informations : www.fides.org