Par sa résurrection, le Seigneur a vaincu la souffrance et le mal

Message du pape pour la Journée mondiale du malade

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ROME, Dimanche 19 décembre 2010 (ZENIT.org) - Si la souffrance « reste toujours chargée de mystère » et « difficile à accepter », le Christ, par sa résurrection, a vaincu la souffrance et le mal à la « racine », a souligné Benoît XVI dans son Message publié à l'occasion de la 19e Journée mondiale du malade.

Comme chaque année, cette journée aura lieu le 11 février, jour de la fête de Notre Dame de Lourdes.

Dans ce Message daté du 21 novembre, le pape a tout d'abord rappelé l'importance de mettre « au centre de notre attention » les personnes faibles et souffrantes, afin qu'aucune d'entre elles ne se sentent oubliées ou marginalisées.

Citant l'encyclique Spe salvi, il a rappelé que « la mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine ».

Evoquant ensuite sa visite pastorale à Turin pour vénérer le Saint-Suaire en mai dernier, le pape a évoqué ce linceul qui a reçu « le corps d'un homme crucifié » et « qui correspond en tout à ce que les Evangiles nous transmettent sur la passion et sur la mort de Jésus ! ».

« Le Fils de Dieu a souffert, est mort mais est ressuscité, et justement pour cela, ses plaies deviennent le signe de notre rédemption, du pardon et de la réconciliation avec le Père », a expliqué le pape. « Elles deviennent aussi un banc d'essai pour la foi des disciples et pour notre foi. Chaque fois que le Seigneur parle de sa passion, et de sa mort, ils ne comprennent pas, refusent, s'opposent. Pour eux comme pour nous, la souffrance reste toujours chargée de mystère, difficile à accepter et à porter ».

S'adressant aux personnes malades et souffrantes, Benoît XVI a affirmé : « c'est justement à travers les plaies du Christ que nous pouvons voir, avec les yeux de l'espérance, tous les maux qui affligent l'humanité ». « En ressuscitant, le Seigneur n'a pas retiré la souffrance et le mal du monde, mais il les a vaincus à la racine », a-t-il insisté. « Il a opposé la toute-puissance de son Amour à l'arrogance du Mal. Il nous a alors indiqué que l'Amour est le chemin de la paix et de la joie ».

Alors que les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) se dérouleront en août 2011 à Madrid, le pape a aussi souhaité adresser « une pensée particulière aux jeunes » et « particulièrement à ceux qui vivent l'expérience de la maladie ». « Souvent - affirme-t-il - la Passion, la Croix de Jésus font peur, parce qu'elles semblent être une négation de la vie. En réalité, c'est exactement le contraire ! ».

Chers jeunes, a ajouté le pape, « apprenez à ‘voir' et à ‘rencontrer' Jésus dans l'Eucharistie, où il est réellement présent pour nous jusqu'à se faire nourriture pour le chemin, mais sachez aussi le reconnaître et le servir  dans les pauvres, les malades, dans vos frères souffrants et en difficulté, qui ont besoin de votre aide ».

A tous les jeunes, « malades et sains », Benoît XVI a proposé de « créer des ponts d'amour et de solidarité pour que personne ne se sente seul, mais proche de Dieu et membre de la grande famille de ses enfants ».

A la fin de ce Message, le pape a enfin voulu exprimer son affection, souhaitant que le Christ crucifié et ressuscité donne à tous « la paix et la guérison du cœur ». S'adressant à tous ceux qui se consacrent « avec amour à soigner et soulager les plaies » des personnes malades il a affirmé : « sachez toujours voir dans les visages des malades le Visage des visages : celui du Christ ».

Marine Soreau