Pastorale de la route/rue : la mission première est d'évangéliser

Par le card. Veglio

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Anne Kurian

ROME, mardi 11 septembre 2012 (ZENIT.org) – Dans la pastorale de la route et de la rue, la mission première de l’Eglise est « d’évangéliser, d’éduquer, de libérer », notamment en promouvant les « valeurs de l’Evangile », déclare le cardinal Veglio.

Le cardinal Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, a fait parvenir un message à l’occasion de l’ouverture de la première rencontre de « pastorale de la route » pour le continent africain et Madagascar, ce 11 septembre 2012. Mgr Joseph Kalathiparambil, secrétaire du dicastère, y est présent (cf. Zenit du 10 septembre 2012).

Le cardinal Veglio, qui se dit « uni spirituellement »  aux participants, rappelle que l’Afrique lui est une « terre familière », ayant servi dans la diplomatie vaticane de 1975 à 1980 et de 1989 à 1997 au Sénégal, au Mali, au Cap Vert, en Guinée-Bissau et en Mauritanie. Cette « terre merveilleuse » reste « chère à son cœur », confie-t-il.

Cette rencontre conclut une série de rencontres continentales organisées par le dicastère depuis 2008, rappelle-t-il : pour l’Amérique latine et les îles caraïbes en 2008, pour l’Europe en 2009 et pour l’Asie et l’Océanie en 2010. Ces rencontres ont pour thème les disciples d’Emmaüs: « Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux (Luc 24,15) ».

La pastorale de la route est en effet « un chemin ensemble », souligne le cardinal, un chemin qui embrasse le « large éventail » de ceux qui sont « forcés à vivre dehors » et ceux qui relèvent du « soin pastoral habituel ».

Il faut donc dans ce cadre, explique-t-il, des « approches spécifiques et une grande flexibilité pastorale » suivant les réalités, que ce soit la pastorale « des voyageurs, des routiers, des femmes et filles de rue victimes d’exploitation sexuelle, ou des enfants des rues ».

La mission première de l’Eglise est « d’évangéliser, d’éduquer, de libérer », poursuit-il : elle doit « promouvoir l’esprit des valeurs de l’Evangile », sachant que « tout ce qui est fait au plus petit de ces frères et sœurs est fait à Lui » qui est « né dans la pauvreté, la simplicité et l’humilité dans une crèche et qui est mort dans la pauvreté, la simplicité et l’humilité de la croix pour apporter le salut et la libération de toute personne humaine ».

Au cœur de cette évangélisation, le cardinal appelle à promouvoir des initiatives qui « contribuent au développement et à l’ennoblissement des hommes et des femmes » avec une égalité de « dignité, respect et opportunités », que ce soit dans leur existence « matérielle » ou « spirituelle ».

Citant Benoît XVI, le cardinal ajoute que pour cette tâche il faut un « service fraternel inspiré par l’amour », car c’est l’amour qui « apaise les cœurs qui sont blessés, désespérés ou abandonnés », et qui est la « principale force moteur du développement authentique de toute personne et de toute l’humanité ».

Il invite les participants à « partager leurs expériences et méthodologies d’approche de la réalité des gens des routes/rues », et à découvrir de « nouvelles stratégies de collaboration avec des organisations gouvernementales et non-gouvernementales » afin de « préserver la dignité de la personne humaine qui vit dans les rues ou sur les routes » et de « promouvoir la compréhension et l’éducation entre tous les automobilistes ».

Rendant hommage au « rôle vital » joué par chacun dans l’Eglise pour la proclamation du Royaume et aux intervenants « fils et filles de ce continent », il fait part de la bénédiction apostolique de Benoît XVI.