Pastorale de la Santé : Un « effort décisif pour enrayer définitivement la lèpre »

« Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir » (Mt 8, 2)

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ROME, Mardi 17 janvier 2006 (ZENIT.org) – Le cardinal Lozano Barragan appelle à un « effort décisif pour enrayer, définitivement et dans toutes les parties du monde, la maladie de la lèpre ».



Le conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé publie le message de son président, le cardinal Javier Lozano Barragan, à l’occasion de la 53e Journée mondiale des lépreux, qui sera célébrée le dimanche 29 janvier 2006, sur le thème : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir » (Mt 8, 2).

Le cardinal Barragan lance cet appel à « nous engager afin d’apporter des réponses concrètes aux besoins de soins que connaissent les malades souffrant de la lèpre ».

« Si, en effet, les progrès scientifiques, pharmacologiques et médicaux permettent aujourd’hui de pouvoir disposer de médicaments et soins thérapeutiques efficaces pour la guérison de la lèpre à ses premiers stades, il reste toujours de nombreux groupes de personnes malades et de larges zones dans le monde qui ne bénéficient pas encore de ces possibilités d’assistance, pour de nombreuses raisons qu’il y aurait lieu d’analyser et d’évaluer », déplore le cardinal.

Il donne les chiffres de la « World Health Organization » (WHO) : au début de l’année 2005, les cas déclarés de lèpre se chiffraient à 47.596 en Afrique, 36.877 en Amérique, 186.182 en Asie du Sud-est, 5.398 en Méditerranée orientale et 10.010 dans le Pacifique occidental.

Cependant le WHO enregistre un « recul de la maladie » : de 763.262 malades en 2001 on est passé à 407.791 en 2004.

Mais le cardinal demande de ne pas baisser la garde : « La légitime et commune satisfaction pour les résultats obtenus dans la lutte contre la maladie de Hansen ne doit pas laisser aller à un engagement réduit ou à un oubli des besoins permanents, des causes endémiques de la maladie, des préjudices encore existants et des éventuels disfonctionnements dans l’organisation ».

Il appelle au contraire à un « effort décisif pour enrayer, définitivement et dans toutes les parties du monde, la maladie de la lèpre ».

Pour favoriser un tel engagement, le cardinal préconise « une collaboration améliorée et plus constante entre les Organismes internationaux, les Gouvernements nationaux et régionaux, les Organisations non gouvernementales engagées dans ce domaine, les Eglises locales et les réalités travaillant sur le territoire », et ceci « autour de programmes ciblés et annexes », non seulement pour la prévention mais aussi « de soins pour les personnes à risques » ou « déjà malades de la lèpre ».

Plus encore, le cardinal Lozano Barragan invite à une « distribution gratuite des médicaments », attire l’attention sur les conditions « d’hygiène ».

Concrètement, il demande de « préparer, surtout dans les pays et zones où la lèpre est présente, des groupes d’agents socio-sanitaires qui soient en mesure d’agir sur le terrain en diagnostiquant à temps la présence de la maladie et de la soigner tant dans la phase initiale que dans la phase de développement ».

Pour cela, il souligne la nécessité de « projets de formation dûment programmés » et « d’avoir une connaissance plus précise de la réalité et des zones insuffisamment desservies ou non encore atteintes par les divers programmes sociaux et thérapeutiques ».

« La célébration de cette 53ème Journée mondiale doit devenir pour toutes nos communautés une invitation à renouveler notre devoir commun de solidarité, de sensibilisation aux problèmes, de soutien à nos missions particulièrement engagées dans ce domaine et à ceux qui travaillent à des niveaux divers dans la lutte contre la lèpre », insiste le cardinal Barragan.

« Ce sera,, écrit-il, une manière concrète de manifester que « Dieu est Amour qui sauve, Père aimant qui désire voir ses enfants se reconnaître entre eux comme des frères cherchant de manière responsable de l’espérance qui donne sens à la vie personnelle et collective ». (Benoît XVI, Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 2006) ».