Paul Ponce, le jongleur de Dieu, sera présent lors de la veillée avec le pape, samedi

Il explique l’importance de la foi en Dieu dans sa vie

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ROME, Vendredi 19 août 2005 (ZENIT.org) – Paul Ponce, considéré comme l’un des trois meilleurs jongleurs du monde, sera présent samedi à la veillée à laquelle participera Benoît XVI, à Cologne, aux côtés de plusieurs centaines de milliers de jeunes du monde entier.



La rencontre avec le pape « sera pour moi l’un des moments les plus importants de toute ma carrière professionnelle, en raison de l’importance que revêt pour moi le fait de vivre ma foi dans l’Eglise catholique », reconnaît ce jongleur exceptionnel, qui manie à la perfection les quilles, les chapeaux et les balles de ping pong.

Paul Ponce, originaire d’Argentine, est né dans une famille d’artistes. Il a donné des spectacles dans le monde entier, surtout aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

En hiver 2004, les organisateurs de la JMJ, dont le secrétaire général, Mgr Heiner Koch, impressionnés par un numéro que le jeune jongleur venait de présenter à Cologne, lui demandèrent de réaliser une version adaptée du « Jongleur de Notre Dame ».

Paul Ponce est né dans une famille catholique mais il estime que sa vraie conversion a eu lieu lorsqu’il avait 21 ans, alors qu’il travaillait au spectacle du casino de Nassau, aux Bahamas.

Il voulut recevoir le sacrement de la Confirmation mais le curé lui demanda de suivre auparavant un cours de catéchèse avec un groupes d’adolescents de 14-15 ans.

« C’est là que tout a commencé », raconte-t-il. « J’ai commencé à me poser des questions très sérieuses que je ne m’étais jamais posées avant : pourquoi étais-je catholique ? Que signifiaient Dieu et l’Eglise pour moi ? »

« Il y a un moment de ma conversion que je ne peux pas oublier : le moment où je suis entré seul dans l’église pour prier et fixer mon regard sur le crucifix. En le regardant je me demandais : pourquoi tant de douleur et de souffrance ? » se souvient-il.

« J’ai alors commencé à me rendre compte que Dieu avait comblé ma vie tout entière de grâces et de dons, et que j’étais très loin dans mon devoir envers Dieu comme chrétien baptisé », explique-t-il.

« Le plus incroyable était que plus je tentais de comprendre et de faire le bien vis-à-vis de Dieu et des autres, plus je me sentais heureux et comblé », raconte le jongleur.

« Le moment le plus fort a été ma décision de cesser de travailler dans le monde artistique pendant une année pour offrir une année comme « collaborateur » (missionnaire laïc) à l’Eglise, en me disant que Dieu avait fait beaucoup pour moi et que je voulais essayer de faire quelque chose pour Lui », explique Paul Ponce.

« A la fin de cette année, je me suis rendu compte qu’elle avait été la plus heureuse de toute ma vie, car au cours de cette année, j’avais appris où se trouvait le bonheur : dans le fait de chercher Dieu et le bien des autres », poursuit-il.

« Maintenant, je travaille dans le monde artistique avec un nouvel idéal : celui de voir comment je peux être un instrument de Dieu pour mes compagnons, non pas pour ce que je pourrais faire pour eux, car je ne pourrais rien faire, mais pour ce que Dieu peut faire pour eux en se servant toujours d’instruments indignes ».

Paul Ponce a confié à Zenit que lorsqu’il verra le pape demain soir lors de la veillée, il lui dira ceci : « Ma vie n’aurait aucun sens sans la foi. Je prie chaque jour pour vous, pour votre tâche difficile que l’Esprit Saint éclaire sans aucun doute, et pour que l’amour de Dieu et la culture de la vie règnent dans les cœurs de cette humanité qui a tellement soif de connaître le Christ ».

Comme apostolat, Paul offre entre autres des aides économiques à des écoles catholiques d’Amérique Latine qui accueillent des enfants de familles très pauvres. Pour leur venir en aide le jeune jongleur vend ces jours-ci à Cologne des t-shirts sur lesquels sont imprimés des messages évangélisateurs.

Il est également possible de voir et d’acheter ces t-shirts à l’adresse suivante :
http://www.owac-tees.com.