Pèlerin de la foi, de l'espérance et de la charité

Discours de Benoît XVI à l'aéroport de Leon

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Anita Bourdin

ROME, samedi 24 mars 2012 (ZENIT.org) – « Je viens comme pèlerin de la foi, de l’espérance et de la charité » déclare le pape Benoît XVI à son arrivée au Mexique, ce vendredi 23 mars à 23 h 30, heure de Rome, 16 h 30, heure locale. Le pape a aussi insisté sur la liberté religieuse, dans son sens intégral (cf. Zenit du 23 mars 2012 pour le texte intégral).

« Je viens comme pèlerin de la foi, de l’espérance et de la charité. Je désire confirmer dans la foi les croyants dans le Christ, les fortifier en elle en les invitant à la revitaliser par l’écoute de la Parole de Dieu, par les sacrements et par la cohérence de vie » annonce le pape.

Le pape encourage les catholiques latino-américain à devenir « missionnaires parmi leurs frères », «  un levain dans la société » et à « contribuer à une cohabitation respectueuse et pacifique basée sur l’inégalable dignité de toute personne humaine, créée par Dieu, et qu’aucun pouvoir n’a le droit d’oublier ni de déprécier ».

Le pape souligne l’importance du respect de la liberté religieuse : « Cette dignité s’exprime de manière éminente dans le droit fondamental à la liberté religieuse, pris dans son sens authentique et dans sa pleine intégrité. »

Benoît XVI dit en effet venir pour tout le continent latino-américain sous le signe du Christ Roi: « Par cette brève visite, je désire serrer les mains de tous les Mexicains et embrasser les nations et les peuples latino-américains, bien représentés ici par de nombreux évêques, précisément en ce lieu où le majestueux monument au Christ Roi, sur le mont du Cubilete, manifeste l’enracinement de la foi catholique parmi les Mexicains qui recourent à sa constante bénédiction dans tous les événements de leur vie. » Le Mont Cubilete est en effet comme le cœur géographique et spirituel du pays (cf. Zenit du mars 2012).

Benoît XVI évoque le bicentenaire de l’indépendance de ces nations, que le pape a aussi commémoré au Vatican par la messe du 12 décembre 2011, en la fête de Notre Dame de Guadalupe : « Notre Mère du ciel a continué de veiller sur la foi de ses fils, souligne le pape, également lors de la formation de ces nations et continue à le faire aujourd’hui, alors que de nouveaux défis se présentent à eux ».

Il invite à la confiance en Dieu : « Comme pèlerin de l’espérance, explique le pape, je vous dis avec saint Paul : « Il ne faut pas que vous vous désoliez comme les autres qui n’ont pas d’espérance » (1Th, 4, 13). La confiance en Dieu offre la certitude de le rencontrer, de recevoir sa grâce, et sur cela se fonde l’espérance de celui qui croit. »

« Ce pays, ce continent, sont appelés à vivre l’espérance en Dieu comme une conviction profonde, en la convertissant en une attitude du cœur et en un engagement concret à cheminer ensemble vers un monde meilleur », insiste le pape.

A propos de la charité, il ajoute : « Avec la foi et l’espérance, le croyant dans le Christ et l’Église dans son ensemble, vivent et pratiquent la charité comme un élément essentiel de leur mission ».

Et de proposer cette définition de la mission de l’Eglise : « Dans son acception première, la charité est « avant tout simplement la réponse à ce qui, dans une situation déterminée, constitue la nécessité immédiate » comme, secourir ceux qui souffrent de la faim, ceux qui manquent de domicile, qui sont malades ou nécessiteux dans certains aspects de leur existence. Personne, à cause de son origine ou de sa croyance, n’est exclu de cette mission de l’Église ».

Le pape assure les Mexicains de sa prière « pour ceux qui en ont le plus besoin, particulièrement ceux qui souffrent à cause de rivalités anciennes ou nouvelles, de ressentiments et de formes de violence ».

Il salue l’hospitalité proverbiale de cette nation et souhaite pour ce pays la concorde et le développement.