Pérou : Le card. Cipriani rappelle que le mariage relève du droit naturel

A deux mois des élections présidentielles

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ROME, Mardi 8 février 2011 (ZENIT.org) - « Au niveau anatomique et psychologique, l'homme et la femme sont faits de manière à se compléter merveilleusement », a rappelé le cardinal péruvien Juan Luis Cipriani dans son programme « Dialogue de foi ».

L'archevêque de Lima expliquait les enseignements de l'Eglise sur le mariage entre un homme et une femme pour toute la vie, dans le cadre des débats actuellement en cours au Pérou sur la proposition d'une « union civile entre personnes de même sexe ».

Revenant sur ce que signifie pour la société la famille et le mariage entre un homme et une femme, le cardinal Cipriani a insisté sur le caractère « complémentaire » de cette « institution » chargée de la procréation et de la formation des enfants et sur le fait qu'elle obéit « à un ordre naturel ».

« C'est un sujet sur lequel l'Eglise ne doit pas se taire, ne peut se taire ! » a-t-il souligné, ne cachant pas son étonnement devant les dures critiques qui lui sont adressées par la société péruvienne, qui se dit pourtant « pluraliste et tolérante », demandant à l'Eglise de ne pas s'exprimer sur ces sujets.

« Je ne dis pas que nous devons être d'accord, mais le pasteur de l'Eglise doit dire à ses fidèles que le mariage a toujours été un mariage entre un homme et une femme et qu'il doit être indissoluble pour toute la vie », a-t-il ajouté.

« Si aujourd'hui on veut promouvoir quelque chose qui y ressemble, même si l'on dit qu'il ne s'agit pas d'un mariage, je dis que des institutions juridiques de type économique existent déjà ; on ne peut donner un caractère d'union ou nuptial à quelque chose qui relève du droit naturel ».

A l'approche des élections présidentielles au Pérou, le 11 avril prochain, le cardinal Cipriani souhaite que les débats soient « clairs » pour que les citoyens sachent vraiment pour qui voter : « Que ceux qui sont pour l'avortement le disent ; que ceux qui veulent les mariages homosexuels le disent ! ».