Philippines : l'aide du Saint-Siège après le typhon Haiyan

Projets de reconstruction pour les pêcheurs

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 341 clics

Le Saint-Siège lance des projets de reconstruction pour les pêcheurs des Philippines, dans les zones touchées par le typhon Haiyan, en novembre 2013.

Mgr Joseph Kalathiparambil, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et le P. Bruno Ciceri, chargé de l’Apostolat de la mer au sein du dicastère, sont en effet aux Philippines du 15 au 29 mars 2014.

L'objectif de ce voyage, précise un communiqué du dicastère, est de « lancer des projets de solidarité en faveur des gens de la mer » après le typhon du 7-8 novembre 2012 : des projets durables, écologiques et adaptés aux besoins exprimés par la population locale.

Ces projets seront financés par une campagne de solidarité lancée par le Conseil pontifical : « cette campagne a suscité une réaction émue de solidarité de la part des centres Stella Maris du monde entier et elle nous a permis de recueillir un chiffre tout à fait considérable », se réjouit le cardinal Antonio Maria Vegliò, président du dicastère.

Mgr Kalathiparambil et le P. Ciceri ont rencontré, entre autres, le président de la conférence épiscopale, le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, le nonce apostolique, Mgr Giuseppe Pinto, et Mgr Broderick Pabillo, évêque président de NASSA (Caritas Philippines).

Lors de ces réunions, la parole a été donnée à la communauté locale pour le choix des priorités et des projets concrets : il s'agit d'« aider les marins en dialoguant avec l’Église locale », avec « des projets durables » qui tiennent compte « de l’équilibre écologique », des « usages locaux » et « de la protection des droits des pêcheurs ».

Les projets envisagent par exemple « l’utilisation, pour des travaux de reconstruction, du bois de coco et des feuilles de palmiers des nombreuses plantes détruites par le typhon » mais aussi « la production d’algues maritimes et de repeuplement des mangroves qui protègent les côtes et créent un bon environnement pour la reproduction des poissons ».

La note fait état de difficultés, parmi lesquelles « l’interdiction gouvernementale d’exploiter les collines et de faire usage du bois pour la reconstruction des barques de pêche » et l’interdiction de construire des maisons proches de la côte, qui oblige les pêcheurs « à se déplacer de 5 ou 6 kilomètres à l’intérieur, avec des répercussions énormes sur leur travail ».

Pour éviter de déraciner les pêcheurs, le Conseil pontifical cherche à « entrer en dialogue avec les autorités civiles, pour parvenir à un compromis où l’on puisse sauvegarder à la fois la nécessité pour les pêcheurs de rester proches de la mer et leur sécurité » : « Une solution pourrait être la réalisation de maisons simples en bois, le long de la côte, et la construction, à l’intérieur, d’un "centre communautaire" (« community center »), qui pourrait aussi devenir un centre de refuge en cas de conditions météorologiques adverses », précise le communiqué.

Une visite du cardinal Vegliò est prévue lors de la conclusion des projets. La gestion des fonds sera supervisée par l’Apostolat de la mer local et par la Caritas nationale, dans la « transparence ».

Avec Hélène Ginabat pour la traduction