Philippines: le dicastère pour la famille salue l'initiative des évêques

Sauvegarder le droit à lobjection de conscience

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 403 clics

Le Conseil pontifical pour la famille salue l'initiative des évêques Phillippins en faveur de la famille: ils publient en effet, au lendemain de la loi sur la "santé de la reproductio", un "guide pastorale" réaffirmant "l’inviolabilité de la vie" humaine et offrant des critères de discernement, notamment pour sauvegarder le droit à l’objection de conscience.

Le guide a été publié par les évêques des Philippines au cours de leur assemblée plénière, pour répondre à la « loi sur la santé de la reproduction » (Reproductive health bill) rédigée et confirmée par la Cour Suprême au mois d’avril. La loi rend effectives des dispositions en matière de contraconception, d'éducation sexuelle, de planification familiale et de contrôle des naissances.

Le document des évêques a été adressé aux médecins et aux agents de santé catholiques. Les évêques y déplorent que les fonctionnaires du gouvernement et les éducateurs se présentent comme des « maîtres de la foi et de la morale ». Ils fournissent des indications pour le discernement des fidèles : « C’est notre devoir pastoral d’offrir des instructions à tous ceux qui travaillent dans le secteur sanitaire, publique ou privé, de façon à leur faire connaître leurs prérogatives. »

S’adressant à tous les opérateurs catholiques, les évêques leur rappellent leur droit à se déclarer objecteurs de conscience : le principe fondamental étant « l’inviolabilité de la conscience humaine », qu’aucune loi ne peut réfuter.

La Cour suprême a en effet reconnu ce droit aux catholiques, face à un acte qu'ils jugeraient « moralement répugnant ou offensant ».

Pour ce qui est de la protection de la famille, affirmée par la Constitution, un mineur devra voir le consentement de ses parents pour utiliser des contraceptifs: « L’État ne peut remplacer la mère ou le père naturel lorsqu’il s’agit de fournir soins, conseils et assistance aux mineurs », rappellent les évêques.

La liberté d’éducation est garantie : écoles et hôpitaux catholiques pourront continuer à fournir de services en accord avec leurs principes.

« Nous continuerons à préparer nos jeunes pour qu’ils deviennent de parents responsables », concluent-ils les évêques philippins.