Philippines : Un jeune missionnaire Verbite assassiné

Des circonstances encore à préciser

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ROME, Mardi 3 avril 2007 (ZENIT.org) – Un jeune missionnaire de la Société du Verbe divin qui travaillait dans un village du Nord des Philippines a été assassiné dimanche alors qu’il s’apprêtait à entrer dans une école pour dire la messe, rapporte l’agence missionnaire italienne Misna.



Le P. Franciskus Madhu, 31 ans, originaire de l’île de Flores en Indonésie, « a été approché par 4 hommes, dont un armé d’un fusil M-16 qui a ouvert le feu » a raconté à Misna le P. Antonio Pernia, supérieur général des missionnaires verbites.

Le meurtre a eu lieu devant l’école élémentaire du village de Mabugtot, dont Père Madhu était curé, près de la ville de Lubuagan, en province de Kalinga. D’après la presse locale, la police serait déjà sur les traces de l’assassin qui, aux dires de témoins, connaissait le missionnaire et s’était disputé avec lui il y a quelques jours. Touché de 5 balles à l’abdomen, le Père Madhu a été transporté à l’hôpital de Lubuagan : il a été déclaré mort à son arrivée.

Les circonstances de la mort du P. Frankiskus Madhu sont encore confuses, précise aujourd’hui Misna.

Le territoire de Kalinga, la province septentrionale des Philippines où le missionnaire a été tué, est une des zones les plus sous-développées du pays où le réseau téléphonique est pratiquement inexistant et surtout couvert par un réseau de téléphonie mobile en cours de construction, explique l’agence.

De majeures informations sur les circonstances du décès du P. Madhu pourraient être fournies dans les prochaines heures par le supérieur provincial des Verbites, Jérôme Adriatico, en route pour Mabugtot, le village dont le P. Madhu était le curé.

La présence du fusil de guerre avec lequel le missionnaire semble avoir été tué pourrait s’expliquer par la présence dans la zone de Kalinga de la « Nouvelle armée du Peuple » (« New people’s army », NPA), une formation de guérilla d’inspiration communiste en activité depuis 38 ans, la présence de ce groupe ayant intensifié la circulation d’armes dans la région.