Pollution électromagnétique: Radio Vatican respecte les normes européennes

Intervention du P. Pasquale Borgomeo

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CITE DU VATICAN, Mardi 13 mars 2001(ZENIT.org)


- Le directeur général de Radio Vatican, le P. Pasquale Borgomeo, SJ, a réfuté hier, les accusations de pollution électromagnétique par ses antennes: le Vatican s´est conformé aux normes adoptées par 14 pays de l´Union européenne.

En Italie, Radio Vatican a quelque 50 antennes installées à Santa Maria di Galeria, au Nord de Rome. Selon les résidants, elles provoqueraient des interférences et des tumeurs.

Rompant son silence, le directeur général de la radio, le P. Pasquale Borgomeo, SJ, a souligné que le Vatican s´est conformé à la directive européenne sur la pollution électromagnétique, qui fixe la valeur limite à 26 volts/mètre, avant même qu´une norme soit adoptée par l´Italie. Or l´Italie, expliquait-il, a par la suite émis un décret, en 1998, fixant la valeur limite à 6 volts/mètre! Du point de vue moral, P. Borgomeo insistait sur le fait que le Vatican s´est conformé aux normes établies par "quatorze pays de l´Union Européenne" qui trouvent "correct et respectueux de la santé des citadins" le seuil des 26 volts/mètre.

Du point de vue scientifique, précisait le directeur général, "aucune certitude sur le rapport entre les ondes électromagnétiques et la leucémie", comme l´a confirmé aujourd´hui une équipe d´experts.

C´est pourquoi le P. Borgomeo voit dans ces attaques un "exemple classique" de manipulation de l´opinion publique, et mentionnant l´éventualité d´une spéculation immobilière sur les terrains entourant la station depuis le renouveau de la voie ferrée: on peut désormais être à Rome en moins de vingt minutes. La disparition des antennes rendrait possible une nouvelle zone d´urbanisation juteuse.

Le P. Borgomeo a même critiqué les autorités italiennes pour avoir permis pendant des décennies (et permettre aujourd´hui encore) la construction de maisons au voisinage des antennes, plantées autrefois en pleine campagne, loin des habitations.

Les responsables de la Radio ne se sont pas présentés, hier, à une audience au tribunal italien, conformément aux dispositions des Pactes du Latran, ce qui fait intervenir le droit international. Une nouvelle audience est fixée pour le 25 septembre.

Le Concordat prévoit en effet l´impossibilité de juger en territoire italien des fonctionnaires appelés à répondre de leurs actions en tant qu´employés du Saint-Siège. C´est pourquoi une Commission conjointe Italie-Vatican est au travail au Ministère des Affaires Etrangères pour trouver une solution.

"L´aspect juridique, concédait le directeur général de la Radio, ne nous met point à l´abri de l´impopularité", mais en même temps, le Saint-Siège ne peut guère tolérer que ses employés (le P. Borgomeo, le P. Lombardi et le cardinal Roberto Tucci), comparaissent devant un tribunal italien pour des décisions prises dans l´exercice de leurs fonctions. Les différends de ce genre, disait-il en substance, se multiplieraient au détriment de "l´autonomie du Vatican, État intrinsèquement souverain".