Pologne : Rejet de deux propositions de loi opposées sur l'avortement

600.000 signatures pour l’interdiction de l'avortement

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ROME, Jeudi 8 septembre 2011 (ZENIT.org)– La Pologne a rejeté deux propositions de lois opposées à propos de l’avortement, explique« Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Mercredi 31 août 2011, le SEJM, chambre basse du Parlement polonais a rejeté deux propositions de lois antagonistes concernant l’avortement.

La première, d’un député SLD (ex-communiste), proposait une libéralisation de l’avortement avec la possibilité d’une interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à 12 semaines et son remboursement. L’autre proposition, d’initiative populaire, prévoyait son interdiction totale. 100 000 signatures étaient nécessaires pour que la proposition soit examinée par le Parlement : ce sont 600 000 signatures qui ont été récoltées.

Le Parlement a donc étudié cette proposition de loi et début juillet la chambre basse a renvoyé ce texte aux commissions de la santé et de la politique sociale qui l’ont rejeté.

Lors du vote du SEJM le 31 août 2011, 15 députés du parti du premier ministre Donald Tusk ont pourtant voté en faveur de cette interdiction. Alors que les élections législatives sont prévues pour le 9 octobre 2011, ces deux positions divisent l’opinion polonaise. 

Wanda Nowicka, la présidente de la fédération pour les femmes et le planning familial estime que « l’interdiction ne diminue pas le nombre d’interventions » et souhaiterait « promouvoir l’éducation sexuelle et la contraception ».

En Pologne, la loi de 1993 autorise l’avortement dans 3 cas : risque grave pour la santé ou la vie de la femme, dommages permanents et irréversibles pour le fœtus, viol ou inceste. Nombreux sont les médecins qui refusent de pratiquer l’IVG. En 2009, le ministère de la santé a dénombré 539 avortements. Les organisations de défense des droits des femmes affirment que 100 000 avortements clandestins seraient réalisés chaque année dans les cabinets clandestins ou les pays voisins (Allemagne ou Slovénie).

Source : Le Monde (Piotr Smolar) 02/09/11