Porto Rico: Le Bx Manuel Rodriguez, laïc et apôtre de la liturgie

Le premier bienheureux de Porto-Rico

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ROME, Dimanche 29 avril 2001 (ZENIT.org) - Le Bx Carlos Manuel Cecilio Rodriguez Santiago (1918-1963), laïc Portoricain, et premier bienheureux de Porto-Rico. Il a passé sa vie à faire aimer le Christ à travers l´intelligence et l´amour de la liturgie de l´Eglise. Pour lui, le Mystère pascal, source de vie liturgique, se vit dans le service des pauvres et des humbles. On a pu dire qu´il a été un "apôtre pré-conciliaire" de Sacrosanctum concilium".



Il est né à Caguas le 22 novembre 1918, second fils de parents profondément chrétiens. Ils avaient 5 enfants. Ses 6 ans furent marqués par l´incendie qui détruisit la maison et le domaine familial, et ils se réfugièrent chez les grands-parents maternels. Son père, Manuel Baudillo, malade, mourut en 1940. Sa mère, Herminia Santiago, continua à élever ses enfants, en fortifiant son intimité avec le Seigneur par l´eucharistie quotidienne. Au collège catholique de Caguas, dès son enfance, Carlos Manuel fit la connaissance de la communauté des Sœurs de Notre-Dame à laquelle il restera liée toute sa vie. Les PP. Rédemptoristes eurent aussi un rôle important dans sa formation.

Dès sa première communion, il songe à une vie toute donnée à Dieu. Après son premier cycle d´études, qu´il termine premier avec la médaille de religion, il passe à l´école publique Gautier Benitez. Mais dès le second semestre il tomba malade, d´un trouble gastro-intestinal dont il souffrira toute sa vie. Il poursuivra ses études secondaires à l´Académie du perpétuel secours et les achèvera à l´école Benitez dans la filière scientifique et commerciale. Il ira ensuite à l´Université de Porto Rico. Il était un lecteur vorace, intéressé par toutes les matières. Ayant appris le piano, il tient l´orgue à l´Eglise. Mais il aime aussi la nature.

Puis il travaille comme employé de bureau à Caguas, à Gurabo, et à la Station agricole expérimentale de Rio Pedras où il est aussi chargé de traductions. Il dépensait son modeste salaire à faire connaître l´amour du Christ, traduit des articles et les publie sous la forme de feuillets intitulés "Liturgie et Culture". Il est toujours plus convaincu que la liturgie "est la vie de l´Eglise", il organise à Cagaus un "cercle liturgique" avec le P. McWilliams, puis, avec le P. McGlone, en 148, le chœur paroissial "Te Deum laudamus".

A Rio Piedras, ses frères Pepe et Haydée sont professeurs à l´université. Carlos fait connaître le Christ au milieu des professeurs et des étudiants. Au Centre universitaire catholique, il organise un autre "Centre de liturgie" qui prendra le nom de "Cercle de culture chrétienne". Il poursuit ses publications et donne forme à ses célèbres "Jours de la Vie chrétienne" avec les universitaires auxquels ils veulent faire comprendre et aimer les temps liturgiques, pour les aider à vivre la dimension pascale de la vie chrétienne.

Il a défendu et promu auprès des prêtres, des clercs et des laïcs le renouveau liturgique par la participation active des fidèles, l´usage des langues vernaculaires, et tout spécialement par l´observance de la vie pascale, heureusement restaurée par Pie XII.

Il appartenait à la Confraternité de la Doctrine Chrétienne, à la Société du Saint-Nom et aux Chevaliers de Colomb.
Miné dans sa santé, il succombe à un cancer de l´intestin, en dépit d´une opération douloureuse en mars 1963. Il meurt le 13 juillet 1963, à 44 ans.

Son procès de béatification a été "météorique": commencé en 1992, il aboutit à la déclaration de l´héroïcité de ses vertus, le 7 juillet 1997. Un miracle a ensuite été reconnu comme dû à son intercession le 20 décembre 1999: la guérison d´un lymphome malin en 1981.