Portugal : Des indications concrètes pour affronter les problèmes sociaux

Note de la Commission pour la pastorale sociale de l’Eglise

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ROME, Mardi 20 septembre 2011 (ZENIT.org) – La Commission pour la pastorale sociale de l’Eglise du Portugal, vient de publier une série d’indications pratiques en ce moment de « grave crise sociale », pour « promouvoir l’union des efforts et motiver toutes les communautés ».

Les différents points ont été présentés le 14 septembre à Fatima, lors de la 27ème rencontre de la pastorale sociale. « S’ouvrir au service fraternel et à ses divers niveaux de réalisation » : tel est le fil conducteur de ces indications.

La situation économique et sociale « très grave » actuelle, doit être vue, selon la Commission, comme une occasion pour « raviver la sensibilité chrétienne » et « secouer » les consciences, pour devenir « expression de l’amour salvifique de Dieu pour l’humanité ».

L’action sociale de l’Eglise, a des objectifs essentiels comme, en premier lieu, « le service direct aux personnes : pauvres, malades, prisonniers, porteurs de handicap, personnes victimes de discriminations, enfants et personnes âgées, immigrés ou gitans ».

Mais l’Eglise intervient aussi dans le processus « d’humanisation » des structures socio-économiques, politiques et culturelles, en suivant « les principes de la dignité transcendante de la personne humaine », et participe à des processus « de développement » selon un modèle fondé sur la logique du don, en apportant une dynamique auprès des citoyens et en collaborant avec d’autres institutions.

Une des stratégies proposées par la Commission pour atteindre ces buts est de « baser l’action sur une claire conscience des problèmes, analysés à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise ». Pour être « objective et vraie », cette analyse doit tenir compte de toutes les données de la situation sociale, en dressant des statistiques. Il convient ensuite de réfléchir et étudier la doctrine sociale de l’Eglise afin de susciter des actions adéquates.

La Commission conseille aussi d’intervenir « auprès des centres de décision politique pour demander des solutions et formuler de nouvelles propositions, mais également auprès de l’opinion publique », en demandant de « fournir les aides possibles aux personnes qui sont dans le besoin, en personnalisant ces aides, et en offrant une réponse générale et structurée ».

Elle invite aussi à « participer activement aux processus de développement local réalisés conjointement par les autorités et institutions de solidarité sociale, les organisations de bienfaisance, les institutions axées sur l’instruction et l’éducation à divers niveaux et les autres forces vives présentes sur le terrain ».