Pour faire reposer notre coeur dans le coeur de Dieu

Lectures du dimanche 20 octobre 2013

Paris, (Zenit.org) Mgr Francesco Follo | 1087 clics

Comme des enfants dans les bras de leur mère

pour faire reposer notre cœur dans le cœur de Dieu

Rite romain: XXIXème Dimanche du Temps Ordinaire – Année C - 20 octobre 2013

Es 17, 8-13a; Ps 120; 2 Tm 3, 14 - 4, 2; Lc 18, 1-8

La prière doit être insistante et constante.

(Rite ambrosien: Dédicace de la Cathédrale de Milan

Is 60,11-21; Ps 117; He 15-17.20-21; Lc 6,43-48

Une personne habite là où elle est aimée.)

            1) La prière doit être insistante.

            La première lecture et l’Evangile de la Messe d’aujourd’hui nous présentent deux personnes qui « utilisent » la prière[1]: Moïse qui fait gagner la bataille aux Hébreux et obtient de Dieu justice contre les ennemis parce qu’il prie avec insistance en gardant ses mains levées vers le Ciel, et la veuve qui obtient qu’un juge injuste lui rende justice, grâce à sa constance insistante.

            Le récit évangélique d’aujourd’hui nous parle du Messie qui veut donner un enseignement sur la prière. Pour ce faire,  il se sert de la figure d’une femme veuve qui était une personne presque marginale, pour la mentalité de cette époque. En effet, dans la Bible, on défend « les orphelins[2] et les veuves[3] », parce que ce sont les personnes les plus faibles et les plus vulnérables, les plus exposées à toute prépotence, à toute injustice : personne ne les défend. Jésus valorise cette pauvreté et raconte les ennuis de cette femme sans défense qui souffre d’injustices depuis longtemps ; mais elle ne se décourage pas et affronte un juge arrogant, un de ceux que le grand prophète Isaïe stigmatisait ainsi : « Malheur à ceux qui décrètent des décrets d'iniquité, qui écrivent des rescrits d'oppression, pour priver les faibles de justice et frustrer de leur droit les humbles de mon peuple, pour faire des veuves leur butin et dépouiller les orphelins » (Is.10, 1-2).

            Avec une stupéfiante obstination, la voix de la veuve se lève contre l’arrogance de ce magistrat : « Rends-moi justice contre mon adversaire ! » (Lc 18,3).

            Dans les paroles de cette femme, il y a l’extraordinaire force d’une « orante » qui veut rejoindre le but à tout prix. Il y a une insistance qui semble importune, ennuyante, mais elle est le signe d’une espérance qui ne meurt pas. C’est ainsi que le juge injuste arrive à dire : « Je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête »  (Lc18, 5).

            Si un homme injuste exauce une prière insistante, Dieu, le Juge juste exaucera infiniment plus une prière infatigable et tenace .

            Donc, Jésus est interlocuteur, ami, témoin et maître pour ce qui concerne notre prière. Il nous apprend à prier, non seulement avec la prière du « Notre Père », mais aussi en nous montrant les dispositions requises pour une vraie prière, dispositions que Lui-même nous montre outre le contenu-même de la prière. Ces attitudes sont : « la pureté du cœur qui cherche le Royaume et qui pardonne à ses ennemis, la confiance audacieuse et filiale qui va au-delà de ce que nous ressentons et comprenons, la vigilance qui protège le disciple de la tentation. » (Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 544).

Aujourd’hui, le Christ ajoute  une autre disposition : l’insistance, et il demande aussi une chose apparemment impossible : celle de prier toujours.

            Saint Thomas d’Aquin enseigne que « le concours de ces quatre conditions suivantes est requis pour obtenir avec certitude ce que chacun de nous demande dans la prière : 1- que l’on prie pour soi-même, 2- que l’on demande des choses nécessaires pour se sauver et qu’on les fasse, 3- que l’on prie avec piété et 4- que l’on prie avec persévérance »[4].

            2 ) Il faut toujours prier.

            En effet, l’enseignement  selon lequel il faut prier avec une insistance persévérante est assez facile à comprendre et à mettre en pratique, mais l’affirmation du début de cet Evangile « Il faut toujours prier sans jamais se décourager [5] » (Lc 18,1) semble non seulement difficile mais pas praticable ; elle ne semble absolument  pas viable. Comme c’est Jésus Lui-même qui le dit, nous n’osons pas dire qu’il nous est impossible de mettre en pratique cette indication parce que notre attention n’est pas capable de se concentrer pour un temps long dans une action[6] si haute que la prière.

            Il y a un psaume qui nous aide plus que d’autres à comprendre d’une façon substantielle comment nous pouvons prier toujours : c’est le psaume où le priant est présenté  comme un petit enfant qui « accomplit l’action » de rester dans les bras de sa mère : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. Attends le Seigneur, Israël, * maintenant et à jamais. » (Ps 130 (131), 1-3). Cet enfant est la personne qui prie, c’est à dire qui met toujours son espérance dans le Seigneur, comme un enfant met toujours son espérance en son père et en sa mère.

            La comparaison biblique est parfaite parce que la prière est aussi la plus simple des « actions », même si elle est l’action la plus haute et la plus sublime. De plus, elle est la plus naturelle, comme il est naturel pour le petit enfant de rester dans les bras de sa mère et de contempler toujours et avant tout le visage de celle qui le rassure. L’enfant se blottit dans les bras maternels qui l’entourent, l’accueillent, le protègent, lui donnent confiance et lui transmettent l’amour.

            La prière simple et confiante est la certitude que le regard de Dieu est sur nous, comme celui de notre mère. Prier est faire l’expérience de l’amour de Dieu qui nous entoure comme les bras de celle qui nous a mis au monde, qui nous tient de ses mains et nous guide même quand il nous semble que nous sommes seuls.

            Dieu répond avec son amour à notre geste de prière. Il nous prend dans ses bras avec tendresse quand nous sommes petits, il nous prend par la main quand nous grandissons, il nous relève quand nous tombons, et il nous met sur ses épaules quand les vagues de la vie semble nous submerger, il nous tend sa main et il nous sauve de la mort. Comme  le Psaume d’aujourd’hui nous le rappelle : Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Qu’il empêche ton pied de glisser, qu'il ne dorme pas, ton gardien. Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, le gardien d'Israël. Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, se tient près de toi. Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, ni la lune, durant la nuit. Le Seigneur te gardera de tout mal, il gardera ta vie. Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, maintenant, à jamais. (Ps 120 (121) 2-8).

            La prière est comme la respiration de la vie et exprime la certitude indubitable que Dieu est avec nous, est pour nous et nous sommes la créature qui Lui est la plus chère. Donc la prière doit être faite toujours, constamment.

            A l’objection qu’il est impossible de prier toujours, je ne répondrais pas avec un discours, mais avec le conseil de n’être pas avares de donner du temps à Dieu. Plus nous prions et plus nous resterons dans la prière.

            A qui lui demandait comment apprendre à prier, la B. Mère Teresa de Calcutta répondait : « En priant ». Pour Saint Pio de Pietrelcina « prier toujours » était devenu « des chapelets toujours ». P. Luigi Giussani expliquait le « priez toujours » avec l’affirmation « priez plus que vous pouvez ». Le B. Stephan, libanais, frère laïque maronite, vit en se répétant à lui-même et aux autres : « Dieu te voit » : c’est à dire, il se sanctifia en vivant constamment dans la consciente certitude que Dieu a toujours son regard d’amour sur chaque être humain.

            Dans la tradition des Eglises d’Orient, on utilise comme prière continuelle celle du mouvement monastique hésychaste[7]. C’est une prière étroitement liée à la prière du cœur. Elle est appelée la prière de Jésus et consiste à dire le  plus fréquemment possible « Seigneur Jésus, Fils de dieu, aies pitié de moi pécheur ».

            Cette manière de prier utilisant la prière « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aies pitié de moi pécheur » comme une oraison jaculatoire fréquente au point de la faire coïncider avec le souffle du corps est particulièrement pratique et est, selon la théologie spirituelle orientale, nécessaire sinon indispensable pour l’efficacité de la prière. Cette manière est viable pour tous les chrétiens qui vivent avec piété et cherchent le salut, soient-ils moines ou laïcs.

            La prière est une relation. Prier signifie s’adresser à quelqu’un ; c’est vivre ce rapport, un rapport qui devient de plus en  plus grand, intime et vrai, jusqu’à nous transformer en Celui Que nous prions, jusqu’à devenir une seule chose avec le Christ.

            Les Vierges consacrées sont appelées à cette tache quand l’Evêque invoque sur elles pendant la prière de consécration : « Qu’elles brulent de charité et n’aiment rien hors de Toi … En Toi elles possèdent tout parce que c’est Toi qu’elles préfèrent à tout » (Rite de la consécration des Vierges, n. 24). Ces femmes sont appelées à donner un témoignage de fidélité à la prière personnelle et liturgique afin que nous ne nous laissions pas prendre par un activisme vertigineux.

            Avec l’exemple d’une prière non épisodique, mais constante, pleine de confiance en Dieu-Amour « qui concède ce qu’il nous fait demander » (Saint Anselme), les Vierges consacrées communiquent aux personnes qui sont leurs prochains, à ceux qu’elles rencontrent en paroisse ou au travail, la joie de la rencontre constante avec le Seigneur, lumière de l’existence du monde entier.

            Fidèles sur le chemin  de la prière, ces personnes consacrées aident les autres à s’y acheminer : aussi pour la prière chrétienne il est vrai que, en cheminant, s’ouvrent des chemins de vérité et d’amour infinis, dont le sommet est la relation de communion qui se fait prière.

Lecture Patristique

Saint Jean Chrysostome :

“La prière humble et insistante”

Une Cananéenne s’approcha de Jésus et se mit à le supplier à grands cris pour sa fille qui était possédée par le démon… Cette femme, une étrangère, une barbare, sans aucun lien avec la communauté juive, qu’était-elle sinon une chienne indigne d’obtenir ce qu’elle demandait ? « Il n’est pas bien, dit Jésus, de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. »

Pourtant, sa persévérance lui a mérité d’être exaucée. Celle qui n’était qu’une chienne, Jésus l’a élevée à la noblesse des petits enfants ; bien plus, il l’a comblée d’éloges. Il lui dit en la renvoyant : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux » (Mt 15,28).

Quand on entend le Christ dire : « Ta foi est grande », on n’a pas à chercher d’autre preuve de la grandeur d’âme de cette femme. Vois comme elle a effacé son indignité par sa persévérance. Remarque également que nous obtenons davantage du Seigneur par notre prière que par la prière des autres.

Homélie « Que le Christ soit annoncé », 12-13; PG 51, 319-320

DES CONFESSIONS DE SAINT AUGUSTIN

Notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en toi.

Tu es grand, Seigneur, et très digne de louange ;

ta puissance est grande, et ta sagesse, infinie.

Pourtant l'homme veut te louer, l'homme qui n'est qu'un fragment de ta création,

l'homme qui porte partout avec lui sa mortalité,

qui porte avec lui le témoignage de son péché et qui témoigne que tu résistes aux superbes.

Cependant, fragment quelconque de ta création, l'homme veut te louer.

C'est toi qui l'excites à chercher sa joie dans ta louange,

parce que tu nous as faits pour toi, et notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en toi.

Donne-moi, Seigneur, de savoir et de comprendre si l'on doit d'abord t'invoquer, ou te louer ;

si l'on doit d'abord te connaître, ou t'invoquer. Mais qui peut t'invoquer sans te connaître ?

Celui qui t'ignore peut toutefois invoquer autre chose au lieu de toi.

Ou plutôt, n'es-tu pas invoqué afin d'être connu ?

Mais comment invoquer celui en qui l'on ne croit pas ?

Et comment croira-t-on, s'il n'y a pas de prédication ? Ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent .

Ceux qui le cherchent le trouveront, et ceux qui le trouvent le loueront.

Que je te cherche, Seigneur, en t'invoquant, et que je t'invoque, en croyant en toi !

Car tu nous as été révélé par la prédication. Elle t'invoque,

Seigneur, cette foi que tu m'as donnée, cette foi que tu m'as inspirée par l'humanité de ton Fils, par le ministère de ton prédicateur.

Et comment invoquerai-je mon Dieu, mon Dieu et mon Seigneur ?

Quand je l'invoquerai, je l'appellerai à venir en moi. Mais y a-t-il en moi une place où mon Dieu puisse venir ? où Dieu puisse venir en moi, ce Dieu qui a fait le ciel et la terre ?Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, il y a en moi quelque chose qui puisse te contenir ?

Est-ce que le ciel et la terre que tu as créés, et dans lesquels tu m'as créé, peuvent te contenir ?

Ou bien, parce que rien de ce qui existe n'existerait sans toi, s'ensuit-il que tout ce qui existe te contienne ? Puisque moi-même j'existe, puis-je te demander de venir en moi, moi qui n'existerais pas si tu n'existais pas en moi ?

Je ne suis pas encore arrivé dans le séjour des morts, et pourtant, tu es là aussi. Car si je descends chez les morts, tu es là.

Je n'existerais donc pas, mon Dieu, je n'existerais absolument pas, si tu n'étais pas en moi.

Ou plutôt, je n'existerais pas, si je n'étais pas en toi, toi de qui, par qui et en qui sont toutes choses .

C'est bien cela, Seigneur, c'est bien cela.

De quel côté crier pour t'appeler, puisque je suis en toi ? Et d'où viendrais-tu en moi ?

Où donc devrais-je me retirer, hors du ciel et de la terre, pour que, de là, vienne jusqu'à moi le Dieu qui a dit : C'est moi qui remplis le ciel et la terre ? Qui me donnera de me reposer en toi ? Qui me donnera que tu viennes dans mon cœur pour l'enivrer, afin que j'oublie mes maux et que je puisse étreindre mon unique bien, qui est toi ?

Qui es-tu pour moi ? Prends pitié de moi, pour que je puisse parler.

Que suis-je, moi-même, à tes yeux, pour que tu m'ordonnes de t'aimer et, si je ne le fais pas, que tu sois irrité contre moi et que tu me menaces de terribles misères ?

Est-ce déjà une faible misère, si je ne t'aime pas ? Malheureux que je suis ! Dans ta miséricorde, Seigneur mon Dieu, dis-moi ce que tu es pour moi.

Dis à mon âme : C'est moi ton salut . Dis-le, que je l'entende.

Voici que l'oreille de mon cœur est à l'écoute devant toi, Seigneur : fais qu'elle t'entende, et dis à mon âme : C'est moi ton salut .

Je veux accourir vers cette parole et te saisir enfin.

Ne détourne pas de moi ton visage . Que je meure, pour ne pas vraiment mourir, mais que je le voie!

Ma part, et l'espoir de mon cœur, c'est Dieu pour toujours. Jusqu'à leur mort les impies ne manquent de rien, avec les autres ils ne sont point frappés. Tous les gens de mon peuple courent derrière les infidèles, puisqu'il y pleut une abondance de biens. Qui s'éloigne de toi périra, Seigneur, pour moi, j'ai mon refuge auprès de toi.

Oraison

Seigneur notre Père, nous en appelons à ta providence qui jamais ne se trompe en ses desseins :

tout ce qui fait du mal, écarte-le, et donne-nous ce qui peut nous aider

[1] Voir l’entrée prière dans le Dictionnaire critique de Théologie [Paris 2007 3ème édition] publié sous la direction de Jean-Yves Lacoste.

[2] Du grec ρϕανός (orphanòs), du latin ŏrphănus, proche de l'étymologie du latin orbus c’est-à-dire "dépourvu", celui dont les parents sont enlevés par la mort. Ce terme indique donc l’enfant sans famille, un petit être qui n’est de personne et dont personne ne se préoccupe.

[3] Du latin viduus/a qui veut dire au sens propre “dépourvu”, c’est-à-dire être vide,, manquer de quelque chose ou de quelqu’un.  Le terme grec χῆρος, -α, -ον [chéros] veut aussi dire “dépourvu, vide, manquant” et donc sans mari ou épouse. Par conséquent, “veuve” voudrait dire “elle est sans”, c’est-à-dire qu’il lui manque une partie. Maintenant, du moment que l’épouse est considérée comme telle si elle a son époux, sans époux elle n’est rien, la veuve est sans la chose qui la ferait être « épouse ».

[4] Summa Theologica, IIa-IIae, q. 83, a 15 ad 2.

[5] Dans le texte grec, on trouve ἐγκακεῖν (egkakeìn), qui signifie être complètement abattu, épuisé, très fatigué, donc mè egkakeìn se traduit par sans se fatiguer en italien et sans se décourager en français, mais pourrait se traduire littéralement par “sans se laisser abattre”.

[6] J’ai écrit action et non pas discours, parce que la prière n’est pas seulement et simplement parler, mais est un travail (cfr. Divo Barsotti, La prière travail du chrétien, Milan, 2005, pp. 144).

[7] Les Hésychastes pratiquent la prétendue prière de Jésus ou prière du cœur, qui consiste en la répétition incessante de cette formule, jusqu’à la faire coïncider avec le rythme de la respiration: “Seigneur Jésus Christ, fils de Dieu, ait pitié de moi pécheur ». A condition que nous nous mettions à l’abri des distractions et que nous conservions la paix de l’âme, cette pratique permet de nous rapprocher de Dieu et de s’unir à Lui.

L’hésychaste (du grec ἡσυχασμός hesychasmos, de ἡσυχία hesychia, calme, paix, tranquillité, absence de préoccupation) est une doctrine et une pratique ascétique diffusée par les moines de l’Orient chrétien depuis l’époque des Pères du désert (IVème siècle). Le but de l’hésychasme est la recherche de la paix intérieure, en union avec Dieu et en harmonie avec la création. Diffusé par Evagrio Pontico (IVème siècle) et par d’autres maîtres spirituels parmi lesquels, au cours du VIème siècle, se démarque Saint Jean Climaque, auteur de l’Echelle Sainte, la pratique de l’hésychasme est encore vive sur le Mont Athos et dans d’autres monastères orthodoxes. Sur le Mont Athos, elle reçut une impulsion décisive grâce à l’œuvre de Grégoire Palamas (mort en 1359) et dans les siècles suivants grâce aux écrits des théologiens et mystiques rassemblés dans la Philocalie.

Voire l’entrée hésychasme dans Dictionnaire critique de Théologie  (Rome 2006 – [Paris 2007 3ème édition]) publié sous la direction de Jean-Yves Lacoste.