Pour se préparer à Noël, Benoît XVI invite à retrouver la prière en famille

Angélus

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ROME, Dimanche 27 Novembre 2005 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI invite les fidèles, et spécialement les francophones, à « retrouver la prière en famille », pour se préparer à Noël.



Le pape a en effet conduit la prière de l’angélus de midi, en ce premier dimanche de l’Avent, en présence de milliers de fidèles en dépit d’une météo pluvieuse. Il disait ensuite, en français, depuis la fenêtre de son bureau, place Saint-Pierre : « Je vous salue, chers pèlerins francophones. En ce premier dimanche de l’Avent, je vous invite à vous tourner davantage vers le Christ, pour vous préparer à vivre spirituellement le mystère de Noël, source de notre joie. Que ce soit une occasion privilégiée de retrouver la prière en famille, pour guider les jeunes vers le Seigneur ».

« L’Avent, avait dit le pape en italien avant l’angélus, est un temps de grande suggestivité religieuse, parce que fait d’espérance et d’attente spirituelle ».

« Chaque fois que la communauté chrétienne se prépare à faire mémoire de la naissance du Rédempteur, elle perçoit en elle-même un frémissement de joie, qui se communique dans une certaine mesure à toute la société. Pendant l’Avent, le peuple chrétien revit un double mouvement de l’Esprit : d’une part, il lève les yeux vers le but final de son pèlerinage dans l’histoire, qui est le retour glorieux du Seigneur Jésus ; d’autre part, en rappelant avec émotion sa naissance à Bethléem, il s’incline devant la crèche ».

« L’espérance des chrétiens, disait le pape, est tournée vers l’avenir, mais reste toujours bien enracinée dans un événement du passé ».

En effet, expliquait-il, « dans la plénitude des temps, le Fils de Dieu est née de la Vierge Marie ».

Et l’Evangile d’aujourd’hui est pour tous une invitation, disait encore Benoît XVI, « à rester vigilants dans l’attente de l’ultime venue du Christ ».

« Veillez !, dit Jésus, parce que vous ne savez pas quand le maître de maison reviendra. La brève parabole du maître parti pour un voyage et de ses serviteurs (…), met en évidence combien il est important d’être prêts à accueillir le Seigneur lorsqu’il arrivera à l’improviste. La communauté chrétienne attend avec anxiété sa « manifestation » et l’apôtre Paul, en écrivant aux Corinthiens, les exhorte à avoir confiance en la fidélité de Dieu, et à vivre de façon à être trouvés sans reproche le Jour du Seigneur ».

C’est ainsi que Benoît XVI soulignait que l’Avent est un temps où les chrétiens doivent « réveiller » dans leur cœur « l’espérance de pouvoir , avec l’aide de Dieu, renouveler le monde ».

Le pape citait la constitution conciliaire « Gaudium et spes » sur l’Eglise dans le monde de ce temps en disant : « C’est un texte profondément empreint d’espérance chrétienne », et il citait un passage du document annonçant, avec les mots de l’Apocalypse, une « terre nouvelle et (des) cieux nouveaux ».

Nous savons de la Révélation, disait-il, « que Dieu prépare une nouvelle demeure et une terre nouvelle où habite la justice (…).Mais l\'attente de la nouvelle terre, loin d\'affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller ». Les bons fruits de notre activité nous les retrouverons en effet, lorsque le Christ remettra au Père son Royaume éternel et universel. Que Marie, la Très sainte Vierge de l’Avent, nous obtienne de vivre ce temps de grâce dans la vigilance et l’action dans l’attente du Seigneur ».