Pour une « une humanité où le dialogue prend le pas sur la guerre »

Premier discours de Mgr Parolin

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 537 clics

Travailler pour « une humanité où le dialogue prend le pas sur la guerre » : c’est l’invitation  de Mgr Parolin, dans un discours en français aux diplomates du monde.

Le nouveau secrétaire d'Etat, Mgr Pietro Parolin, a en effet rencontré le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège ce vendredi matin, 13 décembre, en la salle Regia du palais apostolique. Il a été accueilli par une allocution de M. Jean-Claude Michel, Doyen du Corps diplomatique, ambassadeur de la Principauté de Monaco.

« Voilà l’humanité que nous cherchons à construire ensemble ! Une humanité qui soit une véritable famille, une humanité où le dialogue prend le pas sur la guerre pour régler les dissensions, une humanité où la force du puissant supplée la faiblesse du petit, une humanité où la force du faible remédie à la faiblesse du puissant », a déclaré Mgr Parolin.

Il a rappelé les premières paroles du pape François au Corps diplomatique, le 22 mars dernier, et dans lesquelles il voit une « boussole » : « C’est cela qui tient à cœur au Saint-Siège : le bien de tout homme sur cette terre ».

C’est pourquoi il a redit sa « disponibilité pour collaborer à la recherche de la paix et au respect de la dignité de chaque être humain ».

Le secrétaire d’Etat en a appelé à la construction d’une « culture de la paix », dans le sillage du message du pape François pour le 1erjanvier sur la « Fraternité fondement et route de la paix » : « Nous devons montrer que la paix est possible, qu’elle n’est pas une utopie que l’on peut viser, mais un bien concret qui vient de Dieu, et que nous pouvons contribuer à construire grâce à notre engagement personnel et solidaire. (…) Pour cela il est nécessaire de travailler ensemble à l’établissement d’une véritable culture de la paix, en répondant courageusement aux défis qui mettent en péril une authentique coexistence entre les personnes et les peuples. »

Cette paix est une aspiration des peuples qui cherchent « le bonheur » et la « joie », une joie qui justement, a-t-il ajouté,  « se trouve aussi dans les avancées vers la paix et vers l’entente entre les peuples, aussi fragiles et limitées soient-elles. Car elle est la joie de la rencontre et du partage, du dialogue et de la réconciliation ».