Pourquoi reparler d’interdiction universelle du clonage humain ?

Une interdiction mondiale du clonage humain existe déjà !

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ROME, Lundi 12 novembre 2007 (ZENIT.org) – La communauté internationale devrait rapidement parvenir à un accord sur une « interdiction mondiale du clonage humain », sous peine de voir apparaître les premiers clones d'ici quelques années, conclut un rapport fait par des chercheurs des Nations unies et publié ce week-end, indique la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (http://www.genethique.org).



Cependant, si ce rapport préconise d'interdire au niveau mondial le « clonage reproductif humain », il envisage aussi d'autoriser des pays à mener des recherches sur le clonage dit « thérapeutique ».

« Gènéthique » fait cependant remarquer que « l'interdiction mondiale du clonage humain existe déjà. Cette nouvelle résolution viserait donc à limiter l'interdiction déjà formulée pour autoriser le clonage de recherche (dit « thérapeutique »).

« L'impossibilité d'interdire le clonage à des fins de reproduction signifie que ce n'est qu'une question de temps avant que des individus clonés apparaissent sur la planète », a déclaré Brendan Tobin, avocat des droits de l'Homme et co-auteur du rapport.

« Si un compromis n'est pas trouvé, la communauté internationale doit accepter sa responsabilité et faire en sorte que tout individu cloné bénéficie d'une protection totale des droits de l'Homme », précise-t-il cependant.

Le rapport recommande enfin de mettre en place des mesures de contrôles strictes pour « empêcher la production et la destruction incontrôlées d'embryons ».

Or, la synthèse de presse rappelle que le 18 février 2005, au terme de deux années de vifs débats, l’ONU avait adopté une Résolution « contre toute forme de clonage humain » ainsi que « l'interdiction de la recherche sur les cellules souches embryonnaires » (cf. synthèse de presse du 21/02/05).

Lors de ces débats, la France et l'Angleterre avaient explicitement demandé l’interdiction du seul « clonage humain reproductif » tout en demandant l’autorisation du « clonage thérapeutique ».

Or, la majorité des pays avaient fait valoir que le clonage humain c’est toujours « la création d'un être humain » et qu'il fallait donc l'interdire quel que soit le but poursuivi, que ce soit « pour produire des embryons pour la recherche » (clonage dit « thérapeutique ») ou que ce soit « pour laisser l'embryon se développer jusqu'à la naissance ».

Sources : lemonde .fr 11/11/07 - canadianpress 12/11/07