Pourquoi une Mission du Saint-Siège auprès de l’UNESCO ?

Réponses de Mgr Follo à l’Université catholique de Paris

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ROME, Lundi 12 février 2007 (ZENIT.org) – « Pourquoi une Mission du Saint-Siège auprès de l’UNESCO ? » L’Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, à Paris, Mgr Francesco Follo a répondu à cette question en présentant cette Mission permanente lors d’une conférence-débat à la faculté de Droit canonique de l’Université catholique de Paris, le 11 janvier dernier.



Mgr Follo a été nommé par Jean-Paul II en 2002. Le premier diplomate du Saint-Siège a exercer cette fonction a été Mgr Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII, en 1952.

A cette occasion, Mgr Follo a rappelé que « le Saint-Siège qui a son centre à la Cité du Vatican est un sujet souverain de droit international qui noue des relations bilatérales avec 175 Etats » , amis il entretient aussi « des relations multilatérales avec les Nations Unies et son système » et « il est également très actif dans d’autres organisations internationales ou intergouvernementales en dehors du système des Nations Unies ».

La Mission permanente d’Observation du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) fait partie des 171 représentations diplomatiques pontificales.

Rappelons aussi que l’UNESCO est née en 1945: « C’est une agence spécialisée des Nations Unies qui compte 191 Etats-membres. Elle s’est fixée pour objectif de construire la paix dans l’esprit des hommes à travers l’Education, la Science, la Culture et la Communication. L’acte constitutif de l’UNESCO stipule dans son préambule que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». »

C’est dans ce contexte, expliquait Mgr Follo que la Mission permanente d’Observation du Saint-Siège auprès de l’UNESCO a été voulue « en raison de la souveraineté du Saint-Siège, mais surtout en raison du lien organique et constitutif qui existe entre la religion en général et le christianisme en particulier, d’une part et la culture, d’autre part », selon les paroles de Jean-Paul II à l’occasion de sa visitemémorable à l’UNESCO, le 2 juin 1980.

Benoît XVII a pour sa part souligné, le 2 juin 2005, à l’occasion du XXVème anniversaire de la visite de Jean-Paul II à l’UNESCO, que la Mission permanente d’Observation du Saint-Siège est y est présente « pour prendre part à la réflexion et à l’engagement » de l’UNESCO.

Mgr Follo précisait en outre que la Mission du Saint-Siège à l’UNESCO exerce sa tâche « dans les domaines de l’Education, des Sciences Naturelles et Sociales, de la Culture dont le Patrimoine mondial et de la Communication, et ceci en collaboration avec les 191 Etats membres de l’UNESCO, la Secrétairerie d’Etat et de nombreux dicastères du Saint-Siège.

Ainsi, cette Mission « participe à l’élaboration des programmes, et au débat à l’intérieur de l’UNESCO ».

« Son avis est écouté » , notait Mgr Follo, « ses écrits et ses publications sont demandées par les Etats qui les retransmettrent à leur gouvernement ».

« Pour rendre son message spécifique plus clair » , précisait le diplomate, la Mission « entre dans le débat de l’UNESCO en organisant aussi des événements culturels sous la forme de symposiums sur des sujets tels que : l’éducation, justice et paix, le sens de la douleur, la diversité culturelle, les racines culturelles de l’Europe, Jean-Paul II et la culture contemporaine, Benoît XVI et le dialogue interculturel et interreligieux ».