Précision de Mgr Anatrella, en raison d’une traduction discutée

Le pape et le préservatif : L’exemple retenu est celui « d’un prostitué »

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ROME, Mardi 23 novembre 2010 (ZENIT.org) - L'exemple retenu par Benoît XVI, à propos du préservatif, est bien celui « d'un prostitué », précise aujourd'hui Mgr Anatrella.

Les extraits officiels du livre-entretien de Benoît XVI avec Peter Seewald « Lumière du monde » qui étaient disponibles samedi soir étaient publiés en italien par L'Osservatore Romano du 21 novembre.

Le passage du masculin allemand « ein Prostituierte » au féminin italien « una prostituta », dans l'exemple donné par le pape à propos d'un usage « exceptionnel » du préservatif, a créé une imprécision dans l'entretien que Mgr Tony Anatrella a accordé hier à Zenit. Il ajuste aujourd'hui sa réflexion, qui ne change pas sur le fond. En français, les éditions Bayard traduisent bien « un prostitué » et Ignatius Press en anglais « male prostitute ».

Précision de Monseigneur Tony Anatrella

au sujet de son interview publiée par Zenit lundi 22 novembre sur le thème : Le Pape et le préservatif:

« Dans mon interview, j'ai retenu la traduction italienne du livre du Saint-Père « Lumière du monde » à savoir « la prostituée ». Le terme exact utilisé dans la version allemande est bien celui « d'un prostitué ». En prenant cet exemple, le Pape montre encore davantage combien l'usage du préservatif ne peut être qu'exceptionnel et se comprendre que dans des situations extrêmes.

« J'ai voulu souligner cet aspect dans mon interview là où divers commentaires indiquaient un changement de conception et de pratique dans l'Église. Le Pape ne fait qu'appliquer un discernement moral face à certaines situations particulières (il fait œuvre de casuistique), comme il l'avait déjà dit en 1989 alors qu'il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi.

« Depuis le déclenchement de la pandémie du sida dans le monde, c'est ce même discours qui s'est exprimé dans l'Église par l'intermédiaire des théologiens moralistes et des prêtres.

« En revanche, une prévention uniquement centrée sur la seule prescription du préservatif ne permet pas d'accéder à une véritable humanisation de la sexualité qui, elle, dépend des valeurs de l'amour fondé sur le sens de l'altérité qui ne se comprennent qu'au regard d'une union constituée par un homme et une femme, engagée dans une parole donnée et dans un don qui va jusqu'à la fidélité. Il peuvent ainsi se rejoindre sexuellement et enrichir leur relation conjugale ».

Propos recueillis par Anita S. Bourdin