Premier voyage apostolique de Benoît XVI : l’Eucharistie et l’unité

Un voyage « éclair » et efficace

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ROME, Dimanche 29 mai 2005 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a effectué son premier voyage apostolique à l’occasion de la conclusion du XXIVe congrès eucharistique national italien à Bari : un rendez-vous dont il avait voulu souligner l’importance dès le début de son pontificat, en cette année de l’Eucharistie. Il y a réaffirmé son engagement pour l’unité des chrétiens.



Le thème de ce congrès, qui avait commencé samedi 22 mai, était la phrase des martyrs d’Abitène : « Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre ».

Selon les données fournies par les organisateurs, quelque deux cent mille personnes avaient répondu à ce grand rendez-vous de l’Eglise italienne avec l’évêque de Rome autour de l’Eucharistie.

Ce premier voyage pastoral de Benoît XVI aura ainsi été marqué, ont fait remarquer les journaux télévisés italiens de la mi-journée par son style souriant, sobre et efficace, pédagogique.

Ils ont tous retenu l’accent mis par le pape, résolument, sur l’engagement pour promouvoir l’unité visible des chrétiens. Bari, port sur l’Adriatique, abrite un sanctuaire fameux dédié à saint Nicolas de Mire, et cette capitale de la région des Pouilles est en effet ouverte vers l’orient chrétien. C’est le siège de rencontre œcuméniques avec l’orthodoxie.

Le pape est parti ce matin de l’héliport du Vatican à 7 h 45 et il a atterri à Bari sur le terrain du Centre de l’Union sportive du bord de mer, le « Lungomare Starita » à 10 heures. Il a ensuite fait en « papamobile » panoramique le déplacement jusqu’à l’esplanade « Marisabella » où se tenait le congrès.

Le passage de l’hélicoptère pontifical a été accueilli par des applaudissements, le salut des banderoles, des drapeaux et des chapeaux, si nécessaire par un soleil qui a fait monter le thermomètre bien au-dessus des moyennes saisonnières. Certaines personnes ont de ce fait été prises de malaises pendant la célébration.

Tout au long du parcours, le pape a été acclamé comme au soir de son élection , le 19 avril dernier, par les acclamations : ''Benedetto... Benedetto''. Benoît XVI a déjà conquis les Italiens.

Le pape a présidé la messe à 10 heures et vers 11 h 45, la prière de l’angélus dominical.

Benoît XVI a été accueilli par une salutation de l’archevêque de Bari-Bitonto, Mgr Francesco Cacucci, également président du Comité pour les congrès eucharistiques nationaux. Applaudi par la foule, l’archevêque disait entre autres : « Votre nom est déjà un signe de bénédiction ». Il reprenait l’expression du pape le jour de l’inauguration de son pontificat, le 24 avril : « l’Eglise est vivante », en disant : « Oui, l’Eglise est vivante, parce que le Christ est vivant et ressuscité », et c’est, disait-il, ce qu’a manifesté cette semaine de congrès eucharistique national.

Au cours de son homélie, d’environ 25 minutes, le pape a été interrompu quatorze fois par les exclamations de la foule. Et la fin de l’homélie a été saluée par une longue ovation.

La tribune était dominée par une représentation d’une grande l’Hostie blanche où était stylisé un Christ ressuscité. L’autel était entouré d’une icône byzantine de la Vierge « Hodigitria », « qui montre le Chemin » - le Christ, et d’un Crucifix du XIVe s. occidental. L’Evangile a été lu une seconde fois en grec, selon la tradition romaine.

Lors de la procession de la fin de la célébration, le pape s’est inopinément approché des fidèles pour les saluer, mais le service d’ordre rapproché n’a pas permis de « bain de foule ». Et au large de Bari, sur l’Adriatique, les vedettes de l’armée patrouillaient : les mesures de sécurité étaient particulièrement importantes.

Le pape a ensuite salué les cardinaux et les évêques présents, ainsi que les autorités civiles, et il est reparti en « papamobile » au Centre de l’union sportive du Lungomare Starita, d’où il est reparti vers 12 h 30 pour Rome. Il était de retour au Vatican vers 14 h 30.

Ce premier déplacement du pape à Bari a particulièrement réjoui les habitants de ce « Mezzogiorno » trop souvent oublié.