Première fête liturgique du bienheureux Jean-Paul II, par Mgr Slawomir Oder

Le pape Wojtyla fêté par les enfants

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OME, mardi 25 octobre 2011 (ZENIT.org) – La joie des enfants a marqué la première fête du bienheureux Jean-Paul II, le 22 octobre 2011, en l’anniversaire de son intronisation comme Successeur de Pierre, rappelle le postulateur de sa cause de canonisation, Mgr Slawomir Oder, prêtre polonais du diocèse de Rome. Radio Vatican a recueilli ses réflexions.

En effet, de nombreuses initiatives de prière ont été suscitées dans le monde entier pour fêter l’événement, spécialement à Rome, et en Pologne. A Rome, les jeunes se sont retrouvés pour une veillée de prière à Saint-Jean-du-Latran autour de don Fabio Rosini et pour la messe votive du bienheureux Jean-Paul II présidée par le cardinal vicaire du pape pour Rome, Agostino Vallini.

Quels éléments marquent cette première célébration ?

Après la mort de Jean-Paul II, de nombreuses personnes ont demandé son intercession pour obtenir la grâce de la paternité, de la maternité, et comme ils ont reçu cette grâce, ils ont voulu en garder la mémoire en donnant à leurs enfants le nom du bienheureux. Ce sera aujourd’hui la fête de nombreux petits Karol, Caroline, Jean-Paul, nés après ces prières. Ce sera leur première fête en compagnie de leur saint patron.

D’autres fruits de la béatification vous viennent à l’esprit ?

La figure du bienheureux Jean-Paul II est la figure qui a inspiré différentes initiatives de nature sociale : fondations de bienfaisance, ouverture d’écoles, de crèches, d’hôpitaux, qui portent son nom, dans différentes régions du monde : on a déjà érigé des paroisses qui portent son nom.

Les reliques du bienheureux Wojtyla ont fait étape à de nombreux endroits, ces derniers mois : des JMJ de Madrid au Mexique en passant par la Pologne. Comment ont été accueillis ces moments par les fidèles ?

J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs de ces moments. Il me revient à l’esprit tout particulièrement l’espérance vécue au Mexique. Cela a été une expérience extraordinaire de manifestation de la foi – de la foi simple, de la foi populaire, certes, mais d’une foi qui devient un amour vivant pour la figure de Jean-Paul II. Assurément, l’accueil des reliques a engendré l’afflux de tant de monde : des milliers, des centaines de milliers de personnes qui ont supporté des heures d’attente pour pouvoir prier devant les reliques de Jean-Paul II. J’ai vu des scènes très touchantes, comme celle de la remise confiante d’enfants malades et de personnes âgées à l’intercession de Jean-Paul. Une situation où sa présence devenait – à travers ses reliques – presque tangible.

Après la béatification, quel est le témoignage qui vous a le plus frappé parmi ceux, innombrables, que vous avez reçus à la postulation ?

La guérison quasi-désespérée d’une enfant m’a particulièrement marqué, et un autre témoignage très touchant sur la guérison d’un prêtre. Ces deux témoignages sont peut-être significatifs parce qu’ils indiquent d’une certaine façon deux pôles d’attention sur la vie. Aujourd'hui le bienheureux Jean-Paul II peut intercéder en notre faveur directement auprès de Dieu, avec une attention particulière pour ces deux pôles : à savoir la sphère de la vie et la sphère de l’amour pour le sacerdoce.

Beaucoup se demandent dans combien de temps aura lieu la canonisation du bienheureux Karol Wojtyla…

Le réel maitre d’œuvre, qui indiquera sans faute le moment le plus opportun, est Dieu lui-même qui donnera un signe que l’Eglise pourra considérer afin de reconnaître un éventuel nouveau miracle. Je peux seulement dire qu’à ce jour j’ai reçu divers témoignages très significatifs et je suis en attente de la documentation complète pour pouvoir éventuellement faire un sérieux discernement sur l’opportunité de promouvoir le procès. Quoi qu’il en soit, les grâces obtenues sont très nombreuses…