Profanation d’un cimetière juif à Milan: Radio Vatican dénonce

Condamnation unanime de l’antisémitisme

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ROME, Mercredi 17 mai 2006 (ZENIT.org) – Radio Vatican a aujourd’hui dénoncé la profanation d’une quarantaine de tombes d’un cimetière juif de Milan, probablement dans la nuit de lundi, dans la banlieue nord ouest de la ville.



On n’a pas trouvé d’inscriptions et les sépultures n’ont pas été profanées, mais les tombes ont été l’objet d’actes de vandalisme.

Pour la communauté juive de Milan, c’est « un acte très grave, sans précédant ». « Nous, juifs, l’Italie et Milan, les forces politiques, les journaux et ceux qui ont une responsabilité dans le monde de la formation et de l’éducation, disait Yasha Reibman, le porte parole de la communauté juive de Milan, nous avons tous le devoir de ne pas baisser la garde, de veiller contre l’antisémitisme sous toutes ses formes. Nous remercions tous ceux qui nous ont appelés pour nous exprimer leur solidarité ».

Mgr Vincenzo Paglia, président de la commission de la Conférence des évêques d’Italie (CEI) pour le dialogue avec les autres religions, a déploré dans les colonnes du « Corriere della Sera » que « le virus de l’antisémitisme ne soit pas vaincu, et reste en circulation ». « Concentrer en un seul geste la haine humaine et le mépris religieux touche les racines du mal. Si c’est un acte antisémite, il est d’une gravité déconcertante. Ce sont des gestes qui empoisonnent le climat de façon irresponsable et dangereuse ».

« C’est une honte, a dénoncé pour sa part le P. Innocenzo Gargano, théologien camaldule italien, dans les colonnes de l’agence catholique italienne SIR : un acte de violence et une offense que nous espérions ne jamais plus voir se répéter. Il faut crier notre « non » à ce que ce terrible geste exprime, et nous devons plus que jamais fortifier le chemin du dialogue et d’amitié commencé il y a quarante ans entre catholiques, juifs et musulmans ».

« Il est nécessaire et urgent, conclut le religieux, de rappeler aux éducateurs, aux hommes de la culture et des media, aux forces politiques et sociales, non seulement pour stigmatiser ce qui s’est passé à Milan – et c’est un devoir – mais pour fortifier l’engagement au dialogue et à la paix. Ce n’est que comme cela qu’avec la condamnation, on donnera une réponse efficace à ceux qui ont accompli ce geste odieux ».