"Proposer la foi, sans l’imposer, à l’exemple de Jésus", par le card. Poupard

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CITE DU VATICAN, Jeudi 11 mars 2004 (ZENIT.org) – "Proposer la foi, sans l’imposer, à l’exemple de Jésus, pour vaincre la tentation de la sécularisation et de l’indifférence religieuse" : le cardinal Paul Poupard expose les remèdes envisagés, en ce jour d’ouverture de l’assemblée plénière du conseil pontifical de la Culture qu’il préside.



Le thème de cette assemblée à laquelle prennent part 55 membres, consulteurs et officials de ce dicastère, du 11 au 13 mars, est: "La foi chrétienne à l’aube du nouveau millénaire. L’enjeu de l’incroyance et de l’indifférence religieuse".

Le cardinal Poupard explique aujourd’hui au micro de Radio Vatican que le défi à relever est, pour les communautés chrétiennes, de vivre leur foi "comme des battants", sans "se laisser envahir par le climat dominant de la sécularisation qui devient du "sécularisme"."

"Il y a deux tentations dans la situation culturelle actuelle, souligne le ministre de la Culture de Jean-Paul II. Il y a ceux qui voient avec angoisse l’invasion des non-croyants et d’autres religions, et se referment sur eux-mêmes, construisent un ghetto, mais cette attitude ne correspond pas au commandement de Jésus: "Allez, enseignez toutes les Nations". Et puis il y a la tentation opposée de ceux qui, pour aller au-devant de qui est loin, s’éloignent à leur tour de leur propre foi. L’attitude que cherche à proposer, à soutenir, notre assemblée plénière est de rendre compte toujours avec respect et douceur de l’espérance qui jaillit de notre foi en Jésus Christ".

Le cardinal Poupard précise: "Il y a des gens qui se trouvent dans une situation de défense parce qu’ils se sentent agressés par la culture médiatique dominante. Mais il suffit de penser que depuis des années la conférence épiscopale française a pris comme leitmotiv pastoral : proposer la foi, et non pas l’imposer. Ne pas la taire, mais la proposer. Du reste, pour en revenir à l’Evangile, qu’a fait Jésus? Il a proposé la Bonne nouvelle. Et nous voyons que la foi est avant tout un don, c’est une grâce. Nous voyons aussi comment déjà dans l’Evangile, Jésus a suscité un petit groupe de disciples, mais il a aussi suscité le refus des autres, un signe de contradiction. Nous sommes ses disciples et par conséquent usons de tous les moyens que nous pouvons avec notre intelligence, notre foi, notre cœur et notre engagement personnel, et collégial de toute l’Eglise. Mais sachons qu’en définitive, c’est une action de l’Esprit Saint".

Enfin, à propos de l’enquête effectuée par son dicastère, le cardinal Poupard a tenu à préciser: "il s’agit moins de continuer à examiner le phénomène de la perte de la Foi", que de comprendre "les enjeux". "Nous, les pasteurs, ne sommes pas des sociologues", rappelle le cardinal Poupard.