Propositions des chrétiens pour une Politique globale de Migration de l’Union Européenne

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CITE DU VATICAN, Mercredi 15 décembre 2004 (ZENIT.org) – Les Eglises et les organisations qui leur sont liées font des propositions pour une Politique globale de Migration de l’Union Européenne, indique un communiqué de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE, www.comece.org, cf. en anglais, le document : http://www.comece.org/upload/pdf/work_mig_int_20041215_en.pdf).



« Les Eglises et les organisations qui leur sont liées appellent l’UE à incorporer les “Eléments essentiels pour une politique de Migration” défendues dans le document “Intégrer les Migrants - Intégrer les Sociétés” rédigé à l’occasion de la Journée Internationale des Migrants, le 18 décembre 2004 », indique ce communiqué.

Les organisations - Caritas Europa, La Commission des Eglises auprès des Migrants en Europe (CCME), le Secrétariat de la Commission des Conférences des Evêques de la Communauté européenne (COMECE), la Commission Catholique Internationale de la Migration, Le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) et le Conseil Quaker des Affaires européennes - proposent « une approche globale de la politique d’intégration qui devrait être un processus continu sur deux voies ».

Ils soutiennent que « des efforts d’intégration peuvent être espérés de la part des migrants mais des efforts réciproques de la part de la société dans son ensemble sont nécessaires ». Ils soulignent aussi que le respect des droits humains des migrants est la clé pour une intégration réussie.

« Dans ce processus à deux voies, ils mettent la priorité sur l’importance d’une participation civique des migrants, des mesures rapides d’intégration, la protection de la vie de famille, le dialogue inter-culturel et inter-religieux, et le développement de programmes de formation pour que les migrants puissent accéder au marché du travail », précise le communiqué.

Il conclut : « Les organisations continuent à être préoccupées par la tendance des Etats membres à se mettre d’accord sur des standards de niveaux minimaux, et ils s’étonnent de ce que les échecs dans les tentatives d’intégration reçoivent bien plus d’attention que les intégrations réussies, qui, elles, sont rarement reconnues ».