Protection des enfants : le Saint-Siège est promoteur

Note du P. Lombardi

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 496 clics

« Le Saint-Siège est promoteur d’un courant d’amour et de service pour le bien des enfants, partout dans le monde » et « le pape François est un guide dynamique et enthousiaste qui donne un nouvel élan à cet engagement » : c’est la conviction du P. Lombardi.

Dans le cadre du rapport du Saint-Siège au Comité sur la Convention pour les droits de l’enfant (Convention on the Rights of the Child – CRC), le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, publie une note sur l’engagement du Vatican en ce domaine.

« Le Saint-Siège est promoteur, par son action, d’un immense courant d’amour et de service pour le bien des enfants, partout dans le monde. Le pape François est un guide dynamique et enthousiaste qui donne, il est clair, un nouvel élan à cet engagement », estime le P. Lombardi.

« Quel Chef des 193 ‘Etats parties’ de la CRC peut-il se poser en témoin aussi efficace et lancer une invitation aussi forte à l’amour pour les enfants que le pape François ? » fait-il observer, évoquant « la proximité du pape envers les enfants », qu’il bénit lors des audiences, « ses rencontres avec de jeunes époux, des femmes enceintes » et « sa tendresse pour les groupes d’enfants malades ».

Le Saint-Siège est l’un des premiers pays à avoir adhéré « avec enthousiasme » à la CRC, en 1990, rappelle-t-il : « Le 2 mars 1994, il a présenté son premier rapport. Le 27 septembre 2011, son deuxième rapport. Sur la base de ces rapports, le Comité a proposé une série de questions pour de plus amples informations ; les réponses ont été envoyées à Genève le 30 novembre 2013 ».

La réunion au cours de la 65ème session du Comité (13-31 janvier 2014) était donc une discussion autour de ces réponses, ajoute le P. Lombardi, qui précise que « le comité pour les droits de l’Enfant est l’organe de contrôle et de suivi de la Convention », et non pas un « ‘tribunal’ qui aurait juridiction pour ‘juger’ les Etats parties ».

Les rapports manifestent « l’attention et le vaste engagement du Saint-Siège pour le bien des enfants, non seulement à travers ses enseignements mais en prenant fermement la défense de la dignité humaine dès le début de son existence et dans les moments où elle nécessite une aide plus importante ».

Le P. Lombardi confirme la « totale disponibilité du Saint-Siège à collaborer au travail du Comité », indiquant cependant « les limites des engagements » sur « des cas particuliers d’abus ayant eu lieu dans des institutions catholiques dans divers pays du monde » : « la juridiction revient alors aux pays dans lesquels ces faits se sont vérifiés ».

« Le Saint-Siège est profondément peiné par la plaie des abus sexuels, qui frappe des millions d’enfants dans le monde entier, et déplore que malheureusement certains membres du clergé aient été impliqués dans de tels abus », poursuit le P. Lombardi.

Il insiste sur « l’engagement des papes et des institutions compétentes de la Curie romaine, qui ont établi ces dernières années des directives rigoureuses et efficaces pour soigner, combattre et prévenir ces très graves phénomènes d’abus sexuels à l’égard d’enfants ».  

Pour le P. Lombardi, « les réponses du Saint-Siège montrent clairement les principes de la vision catholique concernant le respect de la dignité de la personne humaine durant toute son existence, dès sa conception, dans son enfance et aux différentes étapes de sa vie ».

Il cite les points d’attention : « le refus de toute discrimination fondée sur le sexe, dès la grossesse ; la dignité et les devoirs de la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme ; la vision profonde et intégrale de l’éducation à l’amour, beaucoup plus vaste qu’une "éducation sexuelle" limitée; le refus d’une "idéologie du genre" qui nie le fondement objectif de la différence et de la complémentarité des sexes ».

« L’adhésion convaincue et rapide du Saint-Siège à la CRC est en cohérence avec l’enseignement et l’attitude constante de l’Eglise », conclut-il.

Avec Océane Le Gall pour la traduction