Psaume 120: Dieu n’abandonne pas les fidèles dans l’épreuve

Catéchèse de Benoît XVI en français

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ROME, Mercredi 4 mai 2005 (ZENIT.org) – Dieu n’abandonne pas les fidèles « au moment de l’épreuve », affirme le pape Benoît XVI.



Le pape a en effet repris ce matin les catéchèses de Jean-Paul II sur les psaumes des vêpres, à partir du Psaume 120. Elles avaient été interrompues le 26 janvier.

Jean-Paul II avait décidé cette série de catéchèses sur les psaumes et les cantiques des laudes et des vêpres à la suite du Jubilé pour aider les fidèles laïcs à s’approprier la prière des Heures. Il l’avait annoncé dans sa lettre « Novo millennio ineunte ».

Le psaume 120 appartient, précisait ce matin Benoît XVI en français, « au recueil des «Cantiques des montées» que les pèlerins, en marche vers Jérusalem, reprenaient pour se préparer à rencontrer le Seigneur dans le temple de Sion ».

« Riche en symboles, ce Psaume nous présente Dieu comme «gardien», comme «sentinelle», qui veille jour et nuit sur son peuple pour éloigner de lui tout risque et tout danger », soulignait le pape.

Il ajoutait: « Il le couvre d’une ombre protectrice, qui rappelle la colonne de nuée guidant le peuple dans le désert du Sinaï pour lui indiquer la route à suivre ».

« Le Seigneur se tient «à la droite» de ses fidèles, continuait le pape, les assurant qu’il ne les abandonnera pas au moment de l’épreuve, de la persécution. Nous sommes, nous aussi, sous le regard vigilant de Dieu. À chaque instant de notre vie, il nous protège avec amour et nous garde de tout mal ».

Dans le texte en italien, le pape évoquait, en quittant son texte écrit, les tentations d’idolâtrie des fidèles en ce XXIe s.: « La richesse, le pouvoir, le prestige, la vie commode. Ces sommets sont des tentations parce qu’elles apparaissent réellement comme la promesse de la vie, mais nous, dans notre foi, nous voyons que ce n’est pas vrai, que ces sommets ne sont pas la vraie vie. La vraie vie, l’aide véritable vient du Seigneur et notre regard dans notre pèlerinage se dirige vers le vrai sommet, le mont véritable: le Christ! »

Le pape concluait son allocution en français par ces salutations: « Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier les paroisses de Paris : la Trinité, Saint-Léon, Sainte-Jeanne de Chantal, ainsi que les groupes de jeunes présents. Puisse votre pèlerinage à Rome vous faire sentir la présence aimante de Dieu, par laquelle Il soutient son Église et la guide avec amour ! »