Quand un pape vient de Castelgandolfo pour saluer les athlètes

Jeux olympiques de Rome, 1960

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Anita Bourdin

ROME, vendredi 27 juillet 2012 (ZENIT.org) –  L’été 1960, le bienheureux pape Jean XXIII est venu spécialement de sa résidence de Castelgandolfo pour saluer et bénir les athlètes qui participaient aux XVIIèmes Jeux olympiques. Il leur a brossé le portrait robot de l’athlète « authentique ».

Le pape Jean XXIII a en effet adressé, le 24 août 1960, un discours aux athlètes qui participaient aux XVIIèmes Jeux olympiques qui ont eu lieu à Rome, du 25 août au 11 septembre 1960. Un texte toujours d’actualité au moment où s’ouvrent les Jeux de Londres 2012.

Jean XXIII était venu spécialement de Castelgandolfo pour saluer les équipes des athlètes, place Saint-Pierre.

Le « bon pape Jean » a cité à cette occasion la visite du fondateur des Jeux olymiques, le baron Pierre de Coubertin au pape saint Pie X, en 1908, soulignant que celui-ci « approuva amplement ses projets ».

Il a exhorté les athlètes à « acquérir un sentiment très élevé » de leur « dignité d’athlète » et à « écouter plus clairement la voix secrète et sppirituelel de Rome ».

Reconnaissant que tous ne pourraient remporter la victoire, il a souhaité cependant que « les compétitions soient utiles à tous, et que tous en tirent profit ».

« Les exercices corporels honnêtes et les nobles luttes et compétitions doivent toujours être recherchées comme une chose honorable et digne de recommandation », a déclaré le pape à une époque où le sport était encore peu développé dans les écoles.

Il a souligné les bienfaits de la gymnastique, pour ce qui est du corps, « santé, vigueur, agilité des membres, grâce et beauté », pour ce qui est de l’âme, « constance, force intérieure et habitude de l’abnégation ».

Il encourageait une « saine émulation » entre les athlètes, « sans envies ni disputes », mais aussi « constance » et « jovialité », « modestie dans la victoire », « sérénité dans les échecs », « ténacité dans les difficultés » : c’est en quelque sorte un protrait robot des « athlètes authentiques » qui pourront manifester aux spectateurs « la vérité du proverbe qui recommandait : un esprit saint dans un corps sain ».

Pour ce qui est de la religion et de la vocation de Rome, le bienheureux pape Jean XXIII a ajouté : « Par une admirable disposition de la providence de Dieu, cette Ville est devenue la tête d’un empire qui essaya d’associer dans une même civilisation et avec une même unité non seulement les peuples baignés par la mer méditerrannée, mais aussi des régions plus éloignées ».

C’est ainsi que fut favorisé un réseau de communications, la propagation d’une langue commune, et la Ville devint aussi « le centre de la religion chrétienne » et elle s’efforça d’appporter « à tous les peuples les biens sans prix que sont le salut évangélique, la charité et la paix ».

Le  pape a conclu en saluant affectueusement les athlètes – de « différentes nations » mais « unis fraternellement » par les Jeux - et en implorant les bénédictions de Dieu sur eux et sur leurs familles et amis.