Radio Vatican: "Aucune évidence scientifique de dommage pour la santé"

Les quatre points du P. Lombardi

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CITE DU VATICAN, Vendredi 16 mars 2001 (ZENIT.org)


- Les enquêtes faites sur le site n´ont détecté "aucune évidence scientifique" de dommage causé à la santé par le champ électromagnétique dû à l´émetteur de Radio Vatican à Santa Maria di Galeria, affirme le directeur des programmes de Radio Vatican, le P. Lombardi.
Nous proposons ci-dessous notre traduction (de travail) de l´intervention, en quatre points, du directeur des programmes de Radio Vatican, le P. Federico Lombardi, sj, le 13 mars dernier, en réponse aux accusations de pollution électromagnétique lancées contre l´émetteur de Radio Vatican situé au nord de Rome.
Ces quatre points concernent le concordat de l´Italie et du Saint-Siège, les mesures du champ électromagnétique, l´absence d´évidence scientifique de dommage pour la santé (un point confirmé par des autorités scientifiques en Italie, comme le professeur Paolo Vecchia, directeur du secteur des radiations non-ionisantes de l´Institut supérieur de la santé), et l´alarme "infondée" causée dans la population.
A ce propos, nous avons publié le point de vue du P. Pasquale Borgomeo, directeur général (Zenit du 13/3: "Radio Vatican respecte les normes européennes").
Actuellement, l´audience, relevant des relations internationales, est reportée au mois de septembre. Mais le ministre italien de l´environnement, M. Willer Bordon vient, lors d´une conférence de presse ce matin à Rome, de mettre Radio Vatican en demeure de se conformer aux normes italiennes dans les quinze jours, sous la menace d´une coupure de courant. Ce à quoi la direction de la Radio répond:
"La direction de Radio Vatican est très étonnée des déclarations et du comportement du ministre Bordon, étant donné qu´il existe déjà depuis des mois une Commission bilatérale entre l´Italie et le Saint-Siège, au travail justement pour aborder ensemble les problèmes relatifs au Centre de Santa Maria in Galeria. Il y a même dans cette commission une représentante du ministère de l´environnement. Radio Vatican a déclaré être tout à fait disponible à collaborer et nous sommes convaincus que cette voie est la voie appropriée, correcte et raisonnable sur laquelle il convient d´avancer. Une initiative comme celle du ministre Bordon n´aide pas à créer le climat de sérénité qui contribuerait à la recherche de solutions plus opportunes".

Texte de l´intervention radiophonique du P. Lombardi.

"A la suite du renvoi du procès intenté à certains dirigeants de Radio Vatican pour une prétendue pollution électromagnétique causée par notre centre de transmission de Santa Maria di Galeria, les déclarations et les rumeurs se multiplient, présentant la réalité souvent de manière déformée et injustement négative à notre égard. Notre directeur de programmes, le P. Federico Lombardi, a donc retenu opportun de rappeler quelques points:

"1°-Le centre de transmission de Santa Maria di Galeria fonctionne depuis plus de 40 ans; son existence, son activité et sa finalité de centre de transmission radio au service du Saint-Siège sont reconnues par une loi du Parlement italien de 1951, en application des traités du Latran. Les problèmes qui le concernent sont donc des problèmes de nature internationale, qui doivent être traités au niveau des rapports entre l´Italie et le Saint-Siège. C´est pour cela, avec un plein accord entre le Saint-Siège et Radio Vatican, qu´a été constituée une Commission bilatérale, qui a commencé ses travaux, et c´est là le lieu approprié pour discuter de problèmes de ce type.

"2°-En ce qui concerne les champs électromagnétiques créés par nos transmissions, il convient de répéter que Radio Vatican s´est toujours inspirée des indications de l´ICNIRP, c´est-à-dire de la "Commission internationale pour la protection des radiations non-ionisantes", qui a autorité en la matière, et ceci bien avant que l´Italie se dote de normes en ce domaine. Les indications de cette commission ont été acceptées avec un vote unanime du Conseil de l´Union européenne, exception faite de l´Italie, qui, en 1998, a établi des normes beaucoup plus restrictives. D´où le problème des émissions de notre centre, qui s´est trouvé à l´improviste devant une nouvelle norme italienne différente des critères internationaux auxquels il se tenait, des critères établis sur la base d´une large expérience scientifique internationale.

"3°-Il n´existe aucune évidence scientifique d´un lien entre les champs électromagnétiques provoqués par nos transmissions et des dommages causés à la santé des citoyens. C´est la conclusion explicite de l´enquête épidémiologique de l´Assessorat à la santé de la Région du Latium, citée fréquemment ces derniers mois. Mais citée hélas en général de façon tronquée et manipulée. Du reste, le fait que les recommandations internationales retiennent les limites et les précautions que Radio Vatican a toujours respectées comme amplement [suffisantes], en dit long sur le non-fondé des accusations répétées contre nous, d´exercer une activité nuisible à la santé. Il s´agit d´accusations qui ne sont fondées sur aucune argumentation scientifique sérieuse, et qui provoquent un "alarmisme" non fondé et grave chez les habitants du voisinage.

"4°-Le Saint-Siège et Radio Vatican n´ont pas l´intention de refuser une confrontation sérieuse et approfondie sur les questions relatives à Santa Maria di Galeria. Mais, comme il a déjà été dit, on attend de pouvoir le faire au lieu approprié, avec des interlocuteurs sérieux et compétents que le Gouvernement italien désigne à cet effet, et non en des lieux non-appropriés, non compétents, et dans le sillage d´émotions injustement suscitées par des informations et des arguments non fondés. Alimenter des accusations injustes et créer sans fondement une alarme grave dans la population, c´est cela qui est contraire à la morale".