Radio Vatican/Champs électromagnétiques: Accord avec l´Italie

Des "mesures" seront prises à Santa Maria di Galeria

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CITE DU VATICAN, Jeudi 29 mars 2001 (ZENIT.org) - Radio Vatican a exprimé aujourd´hui sa satisfaction devant l´accord atteint avec les autorités italiennes au sujet des champs électromagnétiques à Santa Maria di Galeria: des mesures officielles seront prises sur le site de l´émetteur. On s´étonne à Rome que les mesures n´aient pas précédé les accusations et les poursuites judiciaires.



L´accord a été conclu lors de la réunion de la commission bilatérale Italie-Saint Siège à la "Farnesina", le ministère italien des affaires étrangères, seul compétent puisqu´il s´agit de relations internationales réglementées par le concordat, les "Pactes du Latran".

Etaient présents, côté Italie, des experts du ministère des communications et du ministère de l´environnement, et, côté Saint-Siège, des responsables et des techniciens de Radio Vatican.

"Au cours de la réunion, indique un communiqué du ministère italien des affaires étrangères, un Protocole technique a été approuvé pour mesurer les nouveaux champs électromagnétiques, et les modes opératoires ont été établis. En outre, un calendrier a été fixé pour la campagne de mesures de façon à en consentir la réalisation en des temps rapprochés et à fournir au plus vite ces résultats qui sont la prémisse de l´adoption des interventions nécessaires pour apporter une solution au problème".

Rappelons que l´émetteur de Radio Vatican, qui se trouve à une trentaine de kilomètres au nord de Rome, depuis une quarantaine d´années, a été mis en cause, en particulier par le ministre italien de l´environnement, M. Bordon, pour pollution électromagnétique présumée. Campagne de presse à l´appui, dont le "vaticaniste" du Corriere della Sera, Luigi Accattoli, estimait il y a deux jours qu´elle était "à 40 % électorale".

Avant même que les mesures aient été effectuées, trois dirigeants de Radio Vatican ont en effet fait l´objet d´une poursuite pour homicide involontaire, étant donné un prétendu lien avec un cas de leucémie.

Le P. Pasquale Borgomeo, directeur général, a affirmé dès le début de l´affaire qu´au moment où l´émetteur a été mis en place, la zone était inhabitée: il s´étonnait, si la pollution était avérée, de voir des permis de construire être encore délivrés. Il se demandait si la nouvelle voie de chemin de fer n´avait pas attiré des convoitises immobilières sur cette zone.

Le P. Federico Lombardi, directeur des programmes, rappelait pour sa part que Radio Vatican, en l´absence de normes italiennes, avait observé les normes adoptées par l´Europe. Or l´Italie a adopté des normes plus sévères en 1998.

Enfin, et surtout, les experts internationaux interrogés ont réfuté toute influence de l´émetteur actuel sur la santé des riverains, car au-delà des polémiques, c´est bien la question de fond. Et les mesures officielles qui viennent d´être décidées conjointement doivent vérifier cela.

On peut s´étonner, soulignent des observateurs à Rome, que de telles mesures n´aient pas précédé les mises en accusation et les poursuites judiciaires, lancées sans tenir compte non plus des procédures prévues par le concordat entre l´Italie et le Saint-Siège.