Radio Vatican déplore l’enlèvement d’un prêtre catholique à Bagdad

Appel à sa libération immédiate

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ROME, Vendredi 18 août 2006 (ZENIT.org) – Radio Vatican déplore l’enlèvement d’un prêtre chaldéen catholique à Bagdad, le 15 août, et se fait l’écho de l’appel de l’Eglise chaldéenne irakienne pour sa libération immédiate.



Le P. Saad Sirop Hanna a été enlevé à l’église Saint-Jacob, dans le quartier méridional de Dora, après la célébration de la messe de l’Assomption. Il a été arrêté dans la voiture dans laquelle il voyageait, et il a été enlevé par un groupe d’inconnus.

La nouvelle a été annoncée par un site de catholiques arabes sur Internet, et elle a été confirmée par Mgr Philippe Najem, procurateur du patriarcat de Babylone des Chaldéens près le Saint-Siège.

Mgr Najem précise que le prêtre enlevé est un jeune prêtre dévoué à ses paroissiens et à son pays, qui devait poursuivre ses études, et même en allant étudier à Rome.

Il précise que le patriarche Emmanuel III Delly a pu rencontrer le Premier ministre irakien et que les autorités se mobilisent pour résoudre la situation et arriver à la libération du prêtre le plus vite possible.

« Nous avons lu, ajoute Mgr Najem, que le Parti islamique irakien, qui représente la partie sunnite du Parlement du pays a immédiatement condamné cet acte ».

Il souligne qu’on parle peu des souffrances des catholiques en Irak : « L’Eglise catholique souffre tellement, et quotidiennement, comme tout le reste du peuple irakien qui souffre aussi du fait du manque de choses indispensables pour vivre : on manque d’eau, d’électricité, d’hôpitaux, de services de santé, et surtout le manque de sécurité. Aujourd’hui, l’Irakien n’est plus considéré comme un être humain : tous vivent une situation très difficile ».

Il lance cet appel : « Je dis aux ravisseurs : cet enlèvement ne sert à personne. Nous devons chercher à être encore unis, à servir notre patrie, à servir notre peuple. Plus que jamais, nous avons besoin d’être unis et solidaires, et de ne pas oublier que nous sommes tous des Irakiens. Ce pays est le nôtre, et nous devons le construire, mais pas comme cela, pas en créant des divisions : nous devons être tolérants. Dieu a créé la vie et la vie doit être respectée. Si nous croyons vraiment en Dieu, nous devons relâcher ce prêtre le plus vite possible, parce que c’est un prêtre qui a donné sa vie pour servir le peuple de Dieu, pour servir sa nation ».