Radio Vatican évoque l’anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Bétancourt

Deux appels de Benoît XVI déjà en 2007

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ROME, Vendredi 23 février 2007 (ZENIT.org) – Radio Vatican évoque ce soir l’anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Bétancourt, il y a cinq ans, le 23 février 2002, en Colombie, à Florencia, à 600km au Sud de Bogota, par les rebelles communistes du Front armé révolutionnaire (FARC).



Benoît XVI a lancé deux appels à la libération des otages depuis le début de l’année 2007.

Elle était alors candidate des Verts aux élections présidenteille de Colombie, rapporte la même source qui précise que par son mariage, Ingrid Bétancourt est aussi devenue française.

Le président Uribe a ordonné une nouvelle offensive contre les rebelles, indique Radio Vatican. Et les contacts entre les rebelles, les autorités et la famille restent sans résultat.

Rappelons qu’à deux reprises, Benoît XVI a récemment fait appel à la libération des otages détenus en Colombie : le 8 janvier, dans son discours dau Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège et le 9 février en recevant le nouvel ambassadeur de Colombie près le Saint-Siège.

Benoît XVI a reçu le 9 février au Vatican le nouvel ambassadeur de Colombie près le Saint-Siège, M. Juan Gomez Martinez, qui lui a présenté ses lettres de créance.

Dans son discours, Benoît XVI relevait en particulier le nombre des victimes de la violence, et des nombreuses personnes déplacées ne raison du conflit interne et à la grave crise humanitaire qui s’ensuit.

Le pape a notammment déploré le « cruel fléau des enlèvements », qui violent si gravement les droits des personnes.

Dans son Message au Corps diplomatique, le 8 janvier dernier, le pape évoquait déjà l’Amérique latine et les Caraïbes, et spécialement la libération des otages retenus en Colombie.

« Le voyage apostolique que j’accomplirai au mois de mai prochain au Brésil me donne l’occasion de tourner mon regard vers ce grand pays, qui m’attend avec joie, et vers toute l’Amérique Latine et les Caraïbes », annonçait le pape.

Il se réjouissait de « l’amélioration de certains indices économiques, l’engagement dans la lutte contre le trafic de drogue et contre la corruption, les divers processus d’intégration, les efforts pour améliorer l’accès à l’éducation, pour combattre le chômage et pour réduire les inégalités dans la distribution des revenus » comme des « indices à relever avec satisfaction ».

Pour la Colombie, le pape évoquait « le long conflit interne a provoqué une crise humanitaire, surtout en ce qui concerne les personnes déplacées », et encourageait « tous les efforts » qui « doivent être faits pour pacifier le pays, pour restituer aux familles leurs proches qui ont été enlevés, pour redonner sécurité et vie normale à des millions de personnes ».