RDC : Les femmes chrétiennes sensibilisées aux droits fondamentaux

Conférence-débat à l’archidiocèse de Kinshasa

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ROME, Jeudi 18 mars 2010 (ZENIT.org) - « Les droits humains, genre, avancement et promotion de la femme ». Tel est le thème principal d'une conférence débat organisée, le 13 mars dernier à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC) par la Fondation « pour la famille », à l'intention des femmes chrétiennes de l'Eglise catholique, afin de les sensibiliser aux droits nationaux et internationaux.

Le couvent des Frères des écoles chrétiennes de la Gombe a servi de cadre à cette conférence-débat qui a réuni plusieurs femmes mariées et fiancées ainsi que quelques couples de la Communauté famille chrétienne (CFC) de l'archidiocèse de Kinshasa, dans le cadre de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars.

D'après un compte-rendu du Journal le Potentiel, trois temps forts ont marqué cette activité : les exposés sur « Les droits humains, genre, avancement et promotion de la femme » par le coordonnateur central de la CFC et sur « Evaluation de la femme de la CFC 25 ans après » par le coordinateur principal de la CFC, qui ont été suivis d'échanges avec les orateurs et d'un temps de réjouissance.

Dans sa présentation thématique, le coordinateur principal de la CFC, Frère Godefroid Manzala, a brossé le tableau sombre du statut de la femme dans l'antiquité, au moyen-âge et à l'époque contemporaine.

« C'était une façon pour lui de montrer aux femmes que leur statut social dépend de ce que leurs partenaires hommes font au fil du temps par rapport à ces dernières », souligne le quotidien congolais. Au regard de cette situation, l'orateur principal a appelé les femmes « à plus d'ardeur pour mener à bien leur 'longue' lutte contre la discrimination dans la société ».

Evoquant les droits de la femme en milieu familial ou dans le mariage, ainsi qu'en milieu professionnel, il a expliqué aux femmes leurs droits nationaux et internationaux afin de « mieux les outiller dans cette lutte qu'elles engagent depuis la nuit des temps », rapporte le Potentiel, et a formulé quelques recommandations leur permettant « de participer activement au développement de la RDC ».

Il s'agit notamment, précise le quotidien, de permettre à la femme de jouir de tous les droits humains, de prévenir et condamner toutes formes de violence dont cette dernière peut être victime. Sans oublier de lui accorder l'égalité des droits et des chances à l'éducation, aux différentes institutions du pays.

Kalunda Nsiala Hélène, responsable du programme de l'Institut de la Famille et du couple (IFC), a exhorté les femmes à « ne pas se borner au port de pagne et à l'aspect festif de la journée internationale célébrée à leur honneur le 8 mars de chaque année », rapporte par ailleurs le Potentiel. Selon elle, les femmes doivent plutôt « en saisir le vrai sens, connaître leurs droits fondamentaux pour bien les revendiquer et mener convenablement leur lutte d'antan sur l'égalité et la parité ».

Isabelle Cousturié