Reconnaissance des « vertus héroïques » d'Assunta Marchetti

Cofondatrice des Scalabriniennes

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Giampiero Valenza

Traduction d'Isabelle Cousturié 

ROME, vendredi 20 avril 2012 (ZENIT.org) – Un décret sur les vertus héroïques de Mère Assunta Marchetti,  cofondatrice de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de San Carlo Borromée a été promulgué par la Congrégation pour les Causes de saints,  avec l’approbation de Benoît XVI.

« Elle a été déclarée vertueuse de manière héroïque car, patiemment, dans la vie quotidienne elle a affronté toutes les difficultés de manière hautement vertueuse. Elle a cru à la parole de Dieu et l’a mise en pratique chaque jour », a déclaré Mère Alda Monica Malvessi, supérieure générale des sœurs  Scalabriniennes. 

Le décret sur les vertus de la Congrégation des causes de Saints cite la phrase de Mère Assunta Marchetti adressée aux Sœurs missionnaires de San Carlo : « Dieu se sert des outils  les moins adaptés, les plus insuffisants  pour ses œuvres. J’ai  posé toute  ma confiance dans son cœur  doux », et c’est bien ici, comme le décret l’explique,  que « l’on rassemble le témoignage de sa vie de femme austère et douce, pleine d’équilibre humain et surtout d’humilité et de charité ».

La servante de Dieu Assunta Marchetti (née à Lombrici di Camalore en 1871) s’est consacrée, au Brésil, au service des malades, des orphelins et des pauvres. Elle s’est rendue dans ce pays à l’invitation de son frère qui était missionnaire Scalabrinien, le P. Giuseppe, qui avait besoin de religieuses pour s’occuper des orphelins. 

Mère Assunta Marchetti a été ensuite nommée supérieure générale et s’est rendue dans le sud du Brésil, dans la communauté de Nova Brescia et Nova Vicenza, puis dans l’état de Sao Paulo.

 « Tous ces lieux l’ont vue constamment engagée dans un dévouement total au service des frères les plus indigents, précise le décret,  et son infatigable  activité s’enracinait dans une vie intérieure profonde. Le cours de sa vie est caractérisé par une recherche assidue de la volonté de Dieu et par l’exercice héroïque des vertus humaines et chrétiennes ».

Le Congrégation romaine ajoute que « même au milieu des fatigues et des maladies, elle ne négligeait pas la prière, la pitié  eucharistique, la dévotion à Marie ni le recueillement en vue d’une profonde communion avec Dieu et d’un abandon confiant  vers la Providence divine ».

« Mère Assunta, dirigeait tout vers une plus grande gloire de Dieu et vers le salut des frères. La charité, jaillissait de son cœur et se répandait, avec humilité et douceur, sur tous ceux qu’elle rencontrait : surtout les orphelins, les familles en difficulté et les malades  étaient au centre de ses attentions », précise la même source.

La cofondatrice est décédée à Sao Paulo, au Brésil le 1er  Juillet 1948.