Reconnaître la valeur de la femme dans l'entreprise

Congrès à l'université pontificale Regina Apostolorum

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ROME, Vendredi 6 mai 2011 (ZENIT.org) - Les « ressources roses » donnent de bons fruits. Tel est le message issu du congrès international « Sustainable business. How women make the différence » (« Le travail durable. Comment les femmes font la différence ») organisé par l'Institut d'études supérieures sur la femme de l'université pontificale Regina Apostolorum, en collaboration avec l'université européenne de Rome.

Agents économiques, sociaux, institutionnels et universitaires se sont réunis à Rome le 5 mai pour planifier des actions visant à mettre en valeur la contribution féminine dans le monde du travail.

Le congrès a mis l'accent sur l'importance d'investir sur les femmes pour aider la croissance économique et améliorer les prestations au niveau organisationnel.

La femme est en mesure de donner une nouvelle direction au monde des affaires, de la culture et de la science, grâce à ses caractéristiques particulières de leadership, dérivant de ses aptitudes et capacités d'adaptation, mais surtout de la composante éthique propre à l'âme féminine.

Le congrès a été ouvert par un mot d'accueil du père Michael Ryan LC, professeur de la faculté de philosophie à l'université pontificale Regina Apostolorum, qui a cité les paroles de Benoît XVI dans son encyclique Caritas in veritate (n. 32) : « Les grandes nouveautés, que le domaine du développement des peuples présente aujourd'hui, appellent en de nombreux cas des solutions neuves. Celles-ci doivent être recherchées en même temps dans le respect des lois propres à chaque réalité et à la lumière d'une vision intégrale de l'homme qui prenne en compte les différents aspects de la personne humaine, considérée avec un regard purifié par la charité. On découvrira alors de singulières convergences et des possibilités concrètes de solution, sans renoncer à aucune composante fondamentale de la vie humaine ».

« Le monde de l'entreprise a besoin de trouver des valeurs fortes pour faire face aux défis », a relevé le père Ryan. « Or malheureusement, à notre époque, la dimension éthique est entrée en crise et l'éthique qui à fait face au monde économique n'a pas toujours rigoureuse ».

« On a tendance à penser que le monde économique a besoin d'une éthique qui lui est propre, d'une certaine manière adaptée », a souligné le Père Ryan, qui a conclu en citant à nouveau les paroles du pape dans la même encyclique (n. 45) : « Répondre aux exigences morales les plus profondes de la personne a aussi des retombées importantes et bénéfiques sur le plan économique. En effet, pour fonctionner correctement, l'économie a besoin de l'éthique; non pas d'une éthique quelconque, mais d'une éthique amie de la personne. »

Parmi les nombreuses interventions au congrès, Massimo D'Aiuto, l'administrateur délégué de SIMEST, a rappelé que « la femme possède toute une série de caractéristiques inscrites dans sa nature qu'elle transpose dans sa manière d'entreprendre, également sur les marchés internationaux ».

D'où, selon lui, « son attention particulière aux retombées sociales et à l'impact que la présence de son entreprise peut avoir sur le tissu socio-économique du pays dans lequel elle se trouve ».

« La femme entrepreneur, a-t-il poursuivi, s'emploie particulièrement à ce que son entreprise soit perçue non seulement comme porteuse d'avantages économiques pour le marché local, à travers la création de postes de travail ou l'apport de technologies et de capitaux, mais aussi qui mette en valeur les ressources humaines locales ».

Marcella Mallen, présidente de Manageritalia Roma, s'est félicitée de voir « enfin grandir l'intérêt autour de la question de la sous représentativité féminine dans les institutions et dans les entreprises », malgré la présence de « barrières qui empêchent encore la parité effective » entre l'homme et la femme dans ce domaine.

Selon elle, pour « faciliter la croissance du leadership féminin » il manque encore « des structures et des instruments de soutien pour les familles, de nouveaux modèles de gestions basés sur le mérite, et pour enfin, un changement culturel profond de mentalité et de comportements ».

Carlo Climati