Redécouvrir la confession c’est redécouvrir l’amour de Dieu, affirme le pape

Il reçoit les pénitenciers des quatre basiliques pontificales de Rome

| 1157 clics

ROME, Lundi 19 février 2007 (ZENIT.org) – Il est nécessaire que les baptisés redécouvrent le sacrement de la confession afin de pouvoir faire l’expérience de « la puissance rénovatrice et sans mesure de l’amour divin », a affirmé Benoît XVI.



Le pape a reçu ce lundi le cardinal James F. Stafford, pénitencier majeur de la pénitencerie apostolique, les prélats et les fonctionnaires de ce tribunal, ainsi que les pénitenciers des quatre basiliques pontificales de Rome (Saint-Pierre, Saint Paul-hors-les-Murs, Sainte Marie-Majeure, Saint Jean-de-Latran).

« Dans le geste de l’absolution, prononcée au nom et pour le compte de l’Eglise, le confesseur devient l’intermédiaire conscient d’un merveilleux événement de grâce », a expliqué le pape dans son discours en italien.

« Obéissant, avec une docile adhésion au Magistère de l’Eglise, il se fait le ministre de la miséricorde réconfortante de Dieu, met en évidence la réalité du péché et manifeste dans le même temps la puissance rénovatrice et sans mesure de l’amour divin, amour qui redonne la vie », a-t-il ajouté.

La confession devient ainsi, a-t-il expliqué « une renaissance spirituelle, qui transforme le pénitent en une nouvelle créature ».

« Seul Dieu peut opérer ce miracle de grâce, et il l’accomplit à travers les paroles et les gestes du prêtre », a ajouté le pape.

« Faisant l’expérience de la tendresse et du pardon du Seigneur, le pénitent est plus facilement encouragé à reconnaître la gravité du péché, plus déterminé à l’éviter pour demeurer et grandir dans l’amitié renouée avec Lui », a-t-il souligné.

« En vertu de l’ordination presbytérale en effet, le confesseur accomplit un service particulier in persona Christi », a expliqué Benoît XVI.

« Face à une si grande responsabilité, les forces humaines sont assurément inadaptées », a poursuivi le pape qui invite par conséquent les prêtres à faire eux-mêmes l’expérience du pardon de Dieu.

« Nous ne pouvons pas prêcher le pardon et la réconciliation aux autres si nous n’en sommes pas personnellement imprégnés », a-t-il déclaré.

« Le Christ nous a choisis pour être les seuls à pouvoir pardonner les péchés en son nom : il s’agit par conséquent d’un service ecclésial spécifique auquel nous devons accorder la priorité », a-t-il observé.

« Combien de personnes en difficulté cherchent le réconfort et la consolation du Christ ! Combien de pénitents trouvent dans la confession la paix et la joie qu’ils recherchaient depuis longtemps ! » s’est exclamé Benoît XVI.

« Comment ne pas reconnaître qu’également à notre époque, marquée par tant de défis religieux et sociaux, ce Sacrement doit être redécouvert et proposé à nouveau ? », s’est interrogé le pape.