Réfugiés : le pape François ira sur l'île de Lampédouse

Premier voyage en Italie

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin, Anne Kurian | 754 clics

Les réfugiés et les naufragés, et les habitants de l'île italienne de Lampédouse - entre Sicile et Afrique - auront la primeur de la visite du pape François, lundi prochain, 8 juillet, dans la matinée.

Ce sera en effet le premier voyage du pape François, depuis son élection, le 13 mars dernier - à part sa visite au pape émérite Benoît XVI à Castelgandolfo du 23 mars.

Le pape a été « profondément touché » par le récent naufrage d'un bateau transportant des migrants en provenance d'Afrique, le dernier d'une série de tragédies similaires, indique le Saint-Siège.

Et en avril dernier, il avait été invité à venir par le curé de la paroisse S. Gerlando de l'île, don Stefano Nastasi, qui lui a offert une croix faite di bois des embarcations des naufragés.

Durant sa visite à Lampédouse, une destination fréquente de migrants Africains, ou du Moyen Orient, le pape ira en mer déposer une gerbe et priera pour ceux qui ont perdu la vie dans la traversée.

Il se rendra aussi auprès des survivants et des réfugiés, et il « encouragera les habitants de l'île ». Ce sera également l'occasion d'en appeler « à la responsabilité de tous » pour « une prise en charge adéquate de ces frères et sœurs dans le besoin extrême ».

Le pape célèbrera la messe à 10h sur le terrain de sport « Arena ». Après la célébration, il fera une visite à la paroisse de San Gerlando avant de rentrer à Rome en hélicoptère.

En raison des circonstances particulières, précise le Saint-Siège, la visite se déroulera "de la manière la plus discrète possible".

Le pape a fustigé à plusieurs reprises le trafic d'êtres humains, dont sont notamment victimes les candidats à l'émigration des rivages de l'Afrique vers l'Europe. A l'occasion de la Journée mondiale des Réfugiés, fixée par l'ONU au 20 juin, il avait notamment déclaré, au terme de l'audience générale de la veille, place Saint-Pierre: "Demain sera célébrée la Journée mondiale du réfugié. Cette année, nous sommes invités à nous pencher particulièrement sur la situation des familles de réfugiés, souvent contraintes à laisser leur maison et leur patrie à la hâte et à perdre tous leurs biens et toute sécurité pour fuir la violence, les persécutions ou de graves discriminations en raison de la religion qu’elles professent, de leur appartenance à un groupe ethnique ou de leurs idées politiques."

"Outre les dangers du voyage, avait ajouté le pape, les membres de ces familles courent souvent le risque d’être séparés et, dans le pays qui les accueille, celles-ci doivent se confronter à des cultures et des sociétés différentes des leurs. Nous ne pouvons pas rester insensibles aux familles et à tous nos frères et sœurs réfugiés : nous sommes appelés à les aider, en nous ouvrant à la compréhension et à l’hospitalité."

"Qu’il ne manque pas, dans le monde, de personnes et d’institutions pour les assister ! Dans leur visage est imprimé le visage du Christ !", a exhorté le pape. Il joint maintenant le geste à la parole.