Réfugiés : le pape François montre le chemin

Le P. Lombardi présente le rapport 2014 du Centre Astalli

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 485 clics

« Par ses actions comme par ses paroles, le pape François montre le chemin en accueillant et intégrant les migrants et les réfugiés », estime le P. Lombardi.

Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a présenté le Rapport annuel 2014 du Centre Astalli, centre d'accueil des réfugiés et demandeurs d'asile du Service des jésuites pour les réfugiés (JRS - Jesuit Refugee Service) à Rome, le 8 avril.

Après sa visite à Lampedusa en juillet, le pape François s’est rendu au Centre le 10 septembre 2013. Une visite qui selon le P. Lombardi, « a donné une visibilité à la situation tragique des dizaines de milliers de pauvres et de personnes vulnérables qui arrivent sur les côtes de l’Italie en quête de paix, de dignité et de liberté, et qui doivent se battre envers et contre tout dans une société qui lutte dans les affres de la crise économique ».

En 2013, le Centre a reçu 21.000 requêtes de demandeurs d’asile et de réfugiés (37.000 sur tout le territoire italien), parmi lesquels plus de 700 victimes de torture.

« Je suis ici pour témoigner de la grande attention du pape François à ce problème », a déclaré le P. Lombardi, soulignant que « par ses actions comme par ses paroles, le pape montre le chemin en accueillant et intégrant les migrants et les réfugiés, mettant en pratique une nouvelle ‘culture de la rencontre’ ».

« Il fait le premier ce que nous devons faire; il court là où sont les problèmes, là où les réfugiés arrivent; il va au Centre où les réfugiés se rendent tous les jours pour être accueillis et ensuite il montre que nous devons nous engager dans cette direction », a-t-il ajouté : « Il n’a pas la solution, la solution théorique, ou politique, ou sociale, mais il donne l’inspiration et la direction ».

« Dès le début du pontificat, le pape François a eu ce problème à cœur, non seulement dans ses réflexions mais aussi en prenant des initiatives concrètes dans ce domaine », rappelle le P. Lombardi au micro de Radio Vatican.

Il met en relief la valeur du Centre Astalli qui « essaier de trouver des modèles concrets pour aider ces personnes pour la langue, pour les procédures juridiques etc., afin qu’elles trouvent un moyen de devenir membres actifs de la société, dans des pays qui les acceptent comme des citoyens avec toute leur dignité ».

Le Rapport annuel dénonce les difficultés d’intégration des réfugiés, qui sont souvent regardés avec crainte et méfiance : « de notre côté, nous devons avoir une attitude, une disponibilité pour comprendre et écouter patiemment, parce que ce n’est pas toujours si facile à faire », estime le P. Lombardi.

Il s’agit d’« aider des personnes dont la dignité n’est pas reconnue dans leur patrie, à trouver des terres où elles peuvent être des membres vraiment actifs, créatifs et positifs de la société ».

Rappelant que le pape François avait invité les communautés religieuses à ouvrir leurs couvents aux réfugiés, il exhorte à « trouver des actions et des modèles concrets pour aider les réfugiés à trouver leur voie vers une participation libre et digne dans la société ». Il faut non seulement leur donner « une première aide comme la nourriture et le logement », mais aussi « un accueil culturel et spirituel ».

Le P. Lombardi souligne également l’attention particulière des papes envers les migrants et les réfugiés : « tous témoignent de l’engagement de l’Église pour soutenir les personnes les plus vulnérables et leur être proche ».

Avec Hélène Ginabat pour la traduction