Réfugiés: plus de 25.000 morts en Méditerranée en 20 ans

"Le courage de l'espérance", rencontre de Sant'Egidio

Rome, (Zenit.org) | 557 clics

« 25.000 personnes mortes en Méditerranée ces 20 dernières années, 2.000 en 2011, 1.700 l’année dernière » : tels sont les chiffres dramatiques révélés et présentés par José Angel Oropeza, directeur du Bureau de la coordination pour la Méditerranée de l'Organisation Internationale des Migrations (OIM), au cours de la rencontre internationale « Le courage de l’espérance » organisée à Rome par la communauté de Sant’Egidio (29 septembre-1er octobre).

Selon les chiffres cités par José Angel Oropez,  au moins un milliard de personnes dans le monde sont des migrants, dont 220 millions internationaux et 700 millions à l'intérieur des pays.

On compte actuellement 500 millions d’usagers pour Facebook et 200 millions pour Twitter: « Certains migrants qui arrivent à Lampédouse – a-t-il précisé – envoient un Sms, voire même une vidéo. Aujourd’hui le monde fonctionne en temps réel ».

Il fait observer que la réalité de la migration n’est pas celle que l’on croit: « Aujourd’hui la migration est Sud-Sud. Les 26.000 personnes arrivées en Italie après la crise libyenne ne représentent que 3% des personnes ayant fui ce pays durant la crise ».

José Angel Oropeza a été conseiller régional pour les Amériques à l’OIM de Genève. Il collabore avec les gouvernements et les ONG pour trouver des solutions concrètes au problème des migrations et fournit une assistance humanitaire aux immigrés dans le besoin, y compris aux réfugiés et aux personnes déplacées à l’intérieur de leur pays.

Les déclarations de José Angel Oropeza ont été suivies d’une proposition de Daniela Pompei, experte en problèmes de l’immigration au sein de SantE'gidio, qui, dans le cadre de la Rencontre, a souligné la nécessité d’instituer un centre d’accueil européen en Sicile ». 

Daniel Pompei a expliqué que « l’Europe devrait constituer un réseau continental de premier accueil dans les lieux de débarquement, et non en Libye ou ailleurs ». Il faudrait en second lieu « penser à des déplacements de réfugiés d’un pays à l’autre pour alléger les pays les plus exposés ».

Elle a indiqué une tendance à un ralentissement de l’immigration vers l’Europe depuis 2010. En revanche, les mouvements de migrations Sud-Sud seraient en augmentation, les pays en voie de développement – à cause aussi de la crise économique du Vieux continent – devenant de plus en plus attractifs. « L’Union européenne – a-t-elle conclu – doit se poser le problème de retenir la seconde génération et d’attirer de nouveaux immigrés ».

Pour plus de détails sur la Rencontre de Sant ‘Egidio, matériel, textes, photos, vidéos:www.santegidio.org