Regarder le monde avec les yeux de l'amour que Dieu lui porte

Editorial du père Federico Lombardi

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Océane Le Gall

ROME, lundi 29 octobre 2012 (ZENIT.org) –  « Vaincre la peur avec foi et regarder le monde avec courage et sérénité car ce monde, malgré ses nombreuses difficultés, Dieu l’aime toujours» : tel est le message lancé par les évêques du monde en cette heure de nouvelle évangélisation, souligne le père Federico Lombardi, dans son nouvel éditorial pour le Centre de télévision du Vatican (CTV).

C’est en effet au « Message du synode des évêques au Peuple de Dieu » que le porte-parole du Saint-Siège, consacre son commentaire. Il a été rendu public vendredi dernier, 26 octobre, au bout de trois semaines de débat sur la nouvelle évangélisation.

Malgré  le constat « d’un éloignement de la foi  et d’une annonce difficile dans un monde  aujourd’hui « plein de défis et de contradictions », le ton de ce message, relève le père Lombardi,  n’a rien de pessimiste.  Il est un appel à l’Eglise et aux croyants à agir en fondant leur espérance sur leur « foi en Dieu », sur « la présence du Christ ressuscité et la puissance de son Esprit ».

« La mondialisation, la sécularisation et les nouveaux scénarios de la société, les migrations, doivent être des occasions d’évangélisation », a-t-il ajouté.

Pour le père Lombardi, la grande multiplicité des questions touchées par les membres du synode ramène à « une unité intérieure cohérente », qui trace les contours d’une Eglise renouvelée, dans toutes les régions du monde, dans toutes ses parties et composantes (familles, paroisses, clergé et laïcat..), dans la conscience de sa mission.

 « Une Eglise toujours en dialogue avec le monde et ses problèmes, dans la culture, la science, l’éducation, l’art, dans la charité active, a-t-il précisé, mais également dans des domaines comme « l’économie, le travail, la politique » pour le service du bien commun.

En particulier, une Eglise « en dialogue constructif avec les croyants des autres religions », et « une Eglise qui ne serait pas elle-même si elle ne continuait pas fidèlement à rechercher dans la contemplation et dans la prière le visage de Dieu, et si elle ne savait pas reconnaître ce visage dans celui des pauvres qui sont toujours avec nous », a-t-il conclu.