Régions arabes: Visite Ad limina des évêques catholiques latins

Tableau contrasté de conditions de vie de l´Eglise

| 156 clics

CITE DU VATICAN, Mardi 13 mars 2001 (ZENIT.org)


- Le patriarche latin de Jérusalem, S.B. Michel Sabbah a été reçu par le pape Jean-Paul II hier matin, 12 mars, ainsi que trois évêques auxiliaires, Mgr Kamal Hanna Batish, Mgr Salim Sayegh (pour la Jordanie) et Mgr Giacinto-Boulos Marcuzzo (pour Israël), à l´occasion de leur visite quinquennale ad limina. On attend par conséquent cette semaine l´audience et le discours du pape Jean-Paul II.

Les communautés catholiques latines de Terre-Sainte comptent au total quelque 70.000 fidèles, en Jordanie, Israël et Cisjordanie, et elles dépendent de l´autorité spirituelle du patriarche Sabbah. Elle rassemble des fidèles de langue arabe, ou hébraïque ou originaires d´Occident.

Cette visite était la première des visites ad limina des évêques de la Conférence des évêques catholiques latins des régions arabes (CELRA), dont les statuts ont été approuvés en 1986.

A l´occasion de cette visite, l´agence Fides rappelle que dans plusieurs pays de ces régions, le culte est encore réduit à des "conditions de catacombes" et fait encourir aux fidèles chrétiens des risques personnels.

En Arabie saoudite, les 880.000 catholiques (de même que les fidèles d´autres confessions chrétiennes) ne peuvent pas se réunir pour prier ou méditer la Bible, pas même de façon privée, étant donné que tout le territoire est considéré comme terre sainte d´Islam. Le prosélytisme religieux reste un crime puni par la peine capitale.

En revanche, comme Fides le signale, la situation est plus enviable pour les quelque 35.000 catholiques du Bahrein, qui jouissent de l´assistance spirituelle de 3 prêtres et de 7 religieuses comboniennes qui dirigent une école accueillant 1600 élèves. L´émir a effectué l´an dernier une visite au Vatican.

Dans les Emirats arabes unis, l´eucharistie peut être célébrée de façon privée dans les maisons. Dans l´Oman, les quelque 50.000 catholiques peuvent se réunir pour la prière hebdomadaire. Au Qatar et au Yémen, l´Eglise catholique jouit de bonnes conditions de vie, continue Fides, même si les espaces réservés au culte demeurent marginaux, et au Koweit également: sur 2 millions d´habitants les catholiques sont plus de 150.000.