Rencontre du card. Bertone et du président Prodi : « sereine et sérieuse »

Anniversaire des pactes du Latran

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ROME, Mardi 20 février 2007 (ZENIT.org) – Le cardinal secrétaire Tarcisio Bertone a rencontré lundi soir à l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège le président italien du Conseil, M. Romano Prodi, une rencontre faite de « sérénité et de sérieux », ont déclaré les deux parties à l’issue de cette rencontre « satisfaisante ».



Cette rencontre a lieu traditionnellement autour de la date du 11 février, anniversaire de la signture du Traité du Latran, du 11 février 1929 : le traité mettait fin à la « question romaine » née à la suite de l’Unité italienne et de l’invasion des Etats pontificaux, sous Pie IX, en 1870.

Mais la rencontre 2007 se présentait sous le signe de l’opposition de l’Eglise au projet de loi sur les unions de fait, le « Dico ».

Après un entretien en tête-à tête de quelque 30 minutes, la réunion a rassemblé également les présidents italiens de la Chambre des Députés, M. Fausto Bertinotti, et du sénat, Franco Marini, ainsi que des personnalités de l’Eglise d’Italie, dont le vicaire du pape pour Rome, président de la conférence épsicopale, le cardinal Camillo Ruini.

Le président Prodi a défendu son projet de loi, soulignant que son gouvernement avait cherché une « médiation élevée », entre des positions conflictuelles, pour arriver à une « synthèse » des différentes sensibilités.

Il a également exprimé son souci que le pays ne soit pas divisé en deux par la question de ce projet de loi qui cherche, disait-il, à reconnaître le droit des personnes « spécialement les plus faibles ».

Selon la presse italienne, le cardinal Bertone aurait pour sa part exprimé sa « préoccupation » et le désir des catholiques de ne pas avoir de loi sur cette question, le souci suscité par l’importance des « droits » reconnus aux unions de fait, étendu également aux unions homosexuelles.

Mais le secrétaire d’Etat aurait également donné l’assurance que l’Eglise est seulement soucieuse du sort de la famille, et ne vise en aucun cas la chute du gouvernement, ou quelque influence que ce soit dans la politique italienne.

Le cardinal Bertone aurait ainsi, toujours de source italienne, suggéré l’étude d’une loi qui soutienne la famille. C’est également une demande formulée par la « Marguerite », un des partis de la coalition du président Prodi, qui s’est dit intéressé par l’idée.