Rép. Centrafricaine: appel du pape à la paix et à la concorde

Le pape suit la situation avec préoccupation

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 1145 clics

Le pape François lance un appel à la paix et à la concorde en République Centrafricaine.

Le pape a en effet lancé cet appel au terme de sa première audience générale du mercredi, ce 27 mars 2013, place Saint-Pierre, en italien.

Le pape a dit sa proximité avec la population: "Je suis avec attention ce qui est en train d'arriver en ces heures en République Centrafricaine et je désire assurer tous ceux qui souffrent de ma prière, en particulier les parents des victimes, les blessés et les personnes qui ont perdu leur maison, qui ont été contraintes de fuir".

Il a demandé la cessation des violences en disant: "Je lance un appel pour que les violences et les saccages cessent immédiatement, et que l'on trouve de plus rapidement possible une solution politique à la crise, de façon à redonner la paix et la concorde à ce cher pays, depuis trop longtemps marqué par des conflits et des divisions". 

La ville de Bangui, aux mains de la Séléka depuis le 24 mars, est le théâtre de nombreuses exactions, d’actions violentes et de pillage. L’alimentation en électricité n’est plus assurée, les communications sont également rendues difficiles, indique le ministère français des Affaires étrangères.

Pour sa part l'agence vaticane Fides dénonce qu'au cours de ces trois derniers mois de conflit, quelque 600.000 enfants ont été enrôlés comme soldats.

Des communautés entières, contrôlées par les rebelles, n’ont pu utiliser les services de base (santé, école et approvisionnement en denrées alimentaires), déplore Fides. De nombreuses écoles ont été fermées, privant d’instruction scolaire 166.000 enfants sachant par ailleurs que 13.500 mineurs risquent de souffrir de malnutrition du fait frd difficultés rencontrées par les agences humanitaires pour atteindre les villages.

Les enfants les plus vulnérables sont ceux qui ont été séparés de leurs familles: ils risquent d’être enrôlés dans les organisations militaires et paramilitaires.

Selon les informations de l’UNICEF, depuis le début du conflit en décembre dernier, les groupes rebelles et l’armée régulière ont eu recours au recrutement d’enfants et, dès avant les révoltes, 2.500 mineurs faisaient partie de ces réalités..