« Repartir de Jérusalem », par le patriarche Fouad Twal

Le témoignage du pèlerinage dans les lieux saints

| 938 clics

Anne Kurian

ROME, dimanche 14 octobre 2012 (ZENIT.org) – « Le pèlerinage aux Lieux Saints et aux “pierres vivantes” est un excellent moyen pour raviver sa foi », déclare le patriarche Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins, qui estime que « la nouvelle évangélisation, pour être moderne et efficace, doit repartir de Jérusalem ».

Le patriarche, qui est aussi président de la Conférence des évêques latins dans les régions arabes (C.E.L.R.A.), est en effet intervenu dans la matinée du samedi 13 octobre 2012, lors de la neuvième congrégation générale du synode des évêques, au Vatican.

« Le pèlerinage aux Lieux Saints et aux “pierres vivantes” est un excellent moyen pour raviver notre foi et celle du pèlerin » a-t-il déclaré, car il permet de mieux connaître « le cadre culturel, historique et géographique où sont nés les mystères auxquels nous croyons », et il est « une occasion de rencontre personnelle et incarnée avec la personne de Jésus ».

Pour le patriarche, « la nouvelle évangélisation, pour être moderne et efficace, doit repartir de Jérusalem », c’est-à-dire « repartir de la première communauté chrétienne ancrée dans la personne du Christ, ayant une cause pour laquelle elle était disposée à affronter tout sacrifice jusqu’au don même de la vie ».

En ce sens, souligne-t-il « les chrétiens de Terre Sainte sont les descendants directs de la toute première communauté chrétienne et “la mémoire collective vivante de l’histoire de Jésus” ».

D’ailleurs, poursuit le patriarche, les chrétiens de Terre Sainte ont « besoin » des autres chrétiens « de leurs prières et de leur solidarité » et « la présence des pèlerins est un véritable témoignage de foi et de communion avec notre Église du Calvaire ».

C’est pourquoi, en pérégrinant en Terre Sainte, non seulement le chrétien peut demander au Seigneur « la foi et la paix qui lui manque » mais il sera aussi un réconfort pour les communautés locales, « minoritaires au milieu de croyants divers », « poussées à se refermer, préoccupées qu’elles sont de se défendre, sensibles à leurs droits, attentives à leurs lieux et à leur rite », souvent « introverties et peureuses », déplore-t-il.

A l’attention de ces communautés, le patriarche invite à « abandonner une certaine mentalité négative qui voit dans la foi une appartenance à une faction sociologique qui pousse au militantisme et à la violence ».

« La véritable foi aide à se sentir davantage enfants de Dieu et donc davantage frères envers les autres, même au prix de la croix et du sang », conclut-il.