Repartir de la « miséricorde de Dieu »

Par Mgr Jozef Michalik

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Anne Kurian

ROME, vendredi 12 octobre 2012 (ZENIT.org) – Mgr Jozef Michalik, archevêque polonais de Przemyśl des latins, président de la Conférence épiscopale de Pologne, invite à repartir de la miséricorde de Dieu pour la nouvelle évangélisation.

Il a en effet plaidé en ce sens lors de la septième congrégation générale du synode des évêques, ce matin, 12 octobre 2012.

Repartir de la miséricorde 

Pour Mgr Michalik, l’étendue de la crise actuelle, avec ses « attaques permanentes contre la loi naturelle, contre la foi » ne doit pas amener à « se lamenter » mais à « la conversion ».

Il voit en effet la conversion comme le « premier devoir » et la « condition fondamentale » de l’évangélisation.

Or, fait-il remarquer, reconnaître le péché ramène à Dieu, « Père miséricordieux », qui « seul peut pardonner » le péché. Le retour à cette miséricorde est nécessaire car « c’est soi-même qu’il faut remettre en question si la foi aujourd’hui est plus faible ».

En effet, si le message de la foi n’est plus « intéressant, attractif » c’est peut-être parce que ce message « n’est plus intéressant pour nous-mêmes, qu’il ne nous passionne plus », et que « nous ne le prêchons plus dans nos familles et dans les rues de notre ville », ajoute l’archevêque.

Orthodoxes et catholiques, ensemble

Mgr Michalik témoigne également de son expérience personnelle, avec le message commun des orthodoxes russes et catholiques polonais (cf. Zenit du 17 août 2012). Cet appel, signé par l’archevêque et par le patriarche orthodoxe de Moscou et de toute la Russie, Kirill Ier, était adressé aux deux peuples en faveur de la paix.  

Il confie que l’Eglise de Pologne regarde cet évènement avec « une grande espérance », espérance que « cette voix commune en défense de l'identité de la foi et de la proclamation de l’Evangile touche plus profondément les cœurs ».

« Nos frères des autres Eglises chrétiennes sont aussi très intéressés par la proclamation de la foi et par la défense du droit de la présence de Dieu dans la vie publique », constate-t-il à ce sujet.