Rome et Latium : Benoît XVI plaide pour la vie, les malades et la famille

Protéger d’autres formes d’union, est dangereux et contre-productif

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ROME, Jeudi 11 janvier 2007 (ZENIT.org) – « Le caractère sacré de la vie humaine, le caractère central de la personne du malade, la valeur de la famille fondée sur le mariage » titre à la Une L’Osservatore Romano du 12 janvier, à propos du message de Benoît XVI aux administrateurs de la Région italienne du Latium, de la Municipalité et de la Province de Rome, qu’il a reçus ce matin dans la salle Clémentine du palais apostolique pour les vœux du nouvel an.



« Il est dangereux et contre-productif de donner une protection juridique à des formes d’union différentes de la famille traditionnelle, qui doit être au contraire soutenue par l’administration publique dans ses besoins concrets », annonce pour sa part Radio Vatican dans son service italien de ce 11 janvier.

« C’est la famille fondée sur le mariage qui a besoin de protection éthique et de soutien social de la part de l’autorité publique. Des reconnaissances juridiques en faveur d’autres types d’unions se révèlent « dangereuses » et « déstabilisantes » pour la famille même » : c’est, souligne Radio Vatican, « l’une des affirmations les plus nettes adressées ce matin par Benoît XVI aux administrateurs de la région et de la province, présidées respectivement par MM. Pietro Marrazzo et Enrico Gasbarra, et de la municipalité, dont le maire est M. Walter Veltroni ».

Benoît XVI a également mentionné sa récente visite à la soupe populaire de la Caritas romaine sur la colline du « Colle Oppio », soulignant le devoir commun de solidarité qui est celui de l’Eglise locale et des structures d’assistance.

« Tout homme qui souffre appartient à l’Eglise et en même temps, il appartient à ses frères en humanité, insistait le pape. Il appartient donc et à un titre précis, aussi à vos responsabilités d’administrateurs publics. C’est pourquoi je ne peux pas ne pas me réjouir de la collaboration, depuis de nombreuses années, entre les organismes de l’Eglise et vos adminsitrations, dans le dessein de soulager et de secourir les nombreuses formes de pauvreté, économique mais aussi humaine et relationnelle, qui affligent un bon nombre de personnes et de familles, spécialement parmi les immigrés ».

Benoît XVI a exprimé son « affection », sa « proximité » et sa « sollicitude pastorale » pour la Ville de Rome et tout le Latium, « terre chrétienne par excellence ».

Benoît XVI a reconnu que le « bien intégral » de la population présente sur le territoire « est protégé et augmenté » par la collaboration entre les structures ecclésiales et les structures publiques, « dans le plein respect de la saine laïcité ».

Mais le pape a mentionné des catégories ayant plus particulièrement besoin d’attention : « Aujourd’hui, le mariage et la famille ont besoin d’être mieux compris dans leur valeur intrinsèque et dans leurs motivations authentiques ».

Le pape a souligné la nécessité d’une « politique de la famille et pour la famille, qui met en cause sous un double aspect la responsabilité » propres aux autorités publiques.

« Il s’agit, a souligné Benoît XVI, d’augmenter les initiatives qui peuvent rendre la formation d’une famille moins difficile et moins lourde pour les jeunes couples, mais aussi la procréation et l’éducation des enfants, en favorisant l’emploi des jeunes, en préservant autant que possible le prix des logements, et en augmentant le nombre des écoles maternelles et des crèches ».

« En revanche, a ajouté Benoît XVI, ces projets qui visent à attribuer à d’autres formes d’union des reconnaissances juridiques impropres, apparaissent comme dangereux et contre-productifs : ils finissent inévitablement par affaiblir et déstabiliser la famille légitime fondée sur le mariage ».

Pour ce qui est de l’éducation des nouvelles générations, le pape y voit une « priorité pastorale » mais aussi une problématique d’importance sociale et civile.

Benoît XVI a remercié l’administration publique à tous les niveaux pour son soutien aux organismes ecclésiaux engagés dans le secteur, en particulier pour les oratoires des jeunes, mais aussi pour le soutien dans le « très vaste domaine de la protection de la santé », pour lequel le pape a demandé un « effort immense et coordonné pour assurer à ceux qui souffrent de maladies physiques ou psychiques des soins rapides et adaptés », dans le respect de leur dignité et du caractère sacré de la vie.