Royaume Uni: 30 ans de relations avec le Saint-Siège

L'impact positif des voyages apostoliques

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Ann Schneible

Traduction d’Hélène Ginabat

Rome, mardi 3 avril 2012 (ZENIT.org) –  « Des événements extrêmement positifs » : c’est ainsi que l’archevêque de Glasgow qualifie les voyages en Grande-Bretagne de Jean-Paul II en 1982 et de Benoît XVI en 2010. A l’occasion du trentième anniversaire de l’instauration de relations diplomatiques entre le Royaume Uni et le Saint-Siège, un colloque a été organisé à Rome au Collège anglais.

« Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, un évêque de Rome foule le sol anglais. Je suis profondément ému à cette pensée. Ce beau pays, autrefois un avant-poste du monde païen, est devenu, par la prédication de l’évangile, une part bien-aimée et bénie de la vigne du Christ » : ces paroles ont été prononcées par le bienheureux Jean-Paul II dans son homélie de la messe du 28 mai 1982, le premier jour de sa première visite apostolique en Grande-Bretagne.

La visite apostolique de 1982 était l’un des thèmes principaux évoqués au colloque qui s’est tenu cette semaine à Rome, pour célébrer 30 années de relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et le Siège apostolique. Le colloque, intitulé « La Grande-Bretagne et le Saint-Siège : une célébration en 1982 et des relations renforcées » était sponsorisé par l’ambassade de Grande-Bretagne près le Saint-Siège et hébergé par le Collège anglais.

Les différentes sessions du colloque ont porté sur plusieurs thèmes-clé relatifs aux relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et le Saint-Siège. Une des sessions du matin était intitulée « 1982 : la première visite d’un pape et son impact ».

Parmi les intervenants, Mgr Mario Conti, archevêque de Glasgow, a partagé son témoignage sur la visite du bienheureux Jean-Paul II.

« En dépit des craintes qui les avaient précédées, la visite du bienheureux Jean-Paul II en 1982, et celle de son successeur Benoît XVI en 2010, ont été acclamées, à peine terminées, comme des événements extrêmement positifs, non seulement dans le cadre de notre Eglise, mais aussi pour notre Etat. Dans les deux cas, elles ont ouvert de nouveaux dialogues qui, en ce qui concerne l’Etat, sont encore en cours d’évaluation, mais pour ce qui est de l’Eglise, cela a apporté un changement qualitatif dans les relations œcuméniques ».

« Nous nous respectons mutuellement même si nous reconnaissons que nous ne nous écoutons pas suffisamment les uns les autres. Mais cela est en soi une invitation à un dialogue plus fructueux. L’ambassade britannique près le Saint-Siège et la nonciature apostolique auprès de la Cour de Saint James existent justement pour l’encourager et ont montré ces dernières années leur capacité à le faire, leur volonté de le faire, et leur joie à le faire. »

Les autres sessions du colloque ont abordé la question des relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et le Saint-Siège sous l’angle œcuménique (« Vatican II, 1982 et aujourd’hui : les relations œcuméniques »), politique « « Les relations diplomatiques et politiques ») et historique (« De Consalvi à Newman : le XIXème siècle »).