Royaume-Uni : Nouvelle loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines

Prolongation des délais pour l’avortement

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ROME, Mercredi 21 mai 2008 (ZENIT.org) - Une nouvelle loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines adoptée en Grande Bretagne fait couler beaucoup d'encre, comme le rapporte « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Depuis lundi, la Chambre des communes examine un nouveau projet de loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines (cf.  Synthèse de presse du 20/05/08). Les députés britanniques ont voté essentiellement sur les 4 points suivants:

Premier point : l'avortement. La législation britannique autorise l'avortement jusqu'à la 24ème semaine de grossesse. Les députés britanniques ont voté mardi soir contre un raccourcissement du délai légal de 24 semaines. Le Premier ministre, Gordon Brown, s'était déclaré opposé à une modification de la loi sur ce point.

Deuxième point : le rôle du père dans l'insémination artificielle. Les députés ont voté, par 290 voix contre 222, pour que l'inscription du nom du père sur les documents de demande d'insémination et sur les registres d'état civil ne soit plus obligatoire. Jusqu'à aujourd'hui, les cliniques jugeaient nécessaire d'avoir un père et une mère pour faire une fécondation in vitro. Le ministre de la Santé, Dawn Primarolo, a insisté sur le fait que cette législation "concernera toutes les personnes qui cherchent un traitement, qu'elles soient du même sexe, femme seule ou couple hétérosexuel".

Troisième point : la sélection des embryons. Le Parlement a autorisé les parents d'enfants souffrant de maladies graves à sélectionner les embryons qui pourront servir de donneurs pour sauver leur frère ou leur soeur malade.

Quatrième point : la recherche sur les embryons hybrides humains-animaux. Les députés ont approuvé, lundi 19 mai au soir, l'utilisation d'embryons  hybrides, issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovules d'animaux. Ces embryons sont conçus à des fins scientifiques et doivent être détruits au bout de 14 jours de développement. Il est interdit de les réimplanter.

L'Eglise catholique et des députés de l'opposition conservatrice ont dénoncé une "expérience à la Frankenstein". L'évêque catholique d'Edimbourg, Keith O'Brien, parle "d'une attaque monstrueuse contre les droits de l'homme et la dignité humaine". Monseigneur Elio Sgreccia, Président de l'Académie Pontificale pour la Vie, a déclaré que cette mesure est particulièrement grave sur le plan éthique parce qu'"elle constitue une offense à la dignité de l'homme. C'est une atteinte à la fertilisation entre les espèces, qui jusqu'à maintenant a été interdite par les lois sur la fécondation artificielle".

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 

Sources : La Croix 21/05/08 - www.lemonde.fr 20/05/08 - www.lefigaro.fr (Laurent Suply) 20/05/08 -  www.ouest-france.fr (Eric Albert) 21/05/08 - BBC News 21/05/08 - www.guardian.co.uk (Nicholas Watt) 21/05/08 - Bioedge 21/05.08 -  www.romandie.com 20/05/08 -  www.canadianpress.google.com - Zenit 20/05/08 - www.ft.com (George Parker & Jimmy Burns) 21/05/08