Rwanda : les évêques s'opposent à l'avortement

Assemblée générale de la Commission épiscopale Justice et Paix

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Anne Kurian

ROME, vendredi 13 juillet 2012 (ZENIT.org) – Les évêques rwandais ont réaffirmé leur opposition à la loi sur l’avortement en cours d’approbation, lors de l’assemblée générale de la Commission épiscopale « Justice et Paix » (CEPJ), le 9 juillet 2012, rapporte un communiqué.

Mgr Servilien Nzakamwita, évêque de Byumba et président de la Commission, le P. Vincent Gasana, secrétaire de la CEJP, les présidents des Commissions diocésaines « Justice et Paix » et les responsables des services de la CEJP au niveau national, une vingtaine de personnes au total, ont participé à cette rencontre.

Cette assemblée entendait « proposer de nouvelles orientations pour les trois années à venir 2013-2015 », et « échanger sur les réalisations et les défis », liés notamment à l’environnement sociopolitique du pays.

Mgr Servilien Nzakamwita a mis l'accent en ce sens sur le « respect des droits fondamentaux de la personne humaine » au Rwanda : il a évoqué entre autres la loi sur l’avortement volontaire qui vient d’être signée par M. Paul Kagama, président de la république du Rwanda.

« La communauté chrétienne s’est catégoriquement opposée à cette loi qui va à l’encontre des droits à la vie de la personne humaine » et elle continuera à s’y opposer, a souligné l’évêque.

La Commission s’est aussi arrêtée sur « l’intensité accrue de la violence domestique basée sur le genre » : aujourd’hui, ont dénoncé les participants, elle se concrétise par « des actes criminels au sein des conjoints ».

Les « relations intercommunautaires » et la « gestion des conflits » ont également été évoqués. Mgr Nzakamwita a mis en garde contre des problèmes « non résolus pacifiquement et chrétiennement », qui risquent « d’obstruer le processus d’unité et de réconciliation ». Le système judiciaire doit en effet se réorganiser après l’abolition des juridictions Gacaca (tribunaux collaboratifs mis en place après le génocide de 1994) le 18 juin 2012.

Par ailleurs, afin de garantir une « durabilité » aux actions de la CEJP et une « appropriation » par les diocèses, les participants ont proposé notamment « l’édification d’une structure dans laquelle les ministres de la Justice et Paix œuvreraient à tous les niveaux, c’est-à-dire jusqu’au niveau des communautés ecclésiales de base », ainsi que la mise sur pied de « mécanismes conduisant à l’autofinancement de la CEJP ».