« S’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial », appel du pape

Message de Noël (2/2) : Transformer le monde

| 882 clics

ROME, Dimanche 25 décembre 2005 (ZENIT.org) – « S’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques », c’est l’appel lancé par Benoît XVI dans son message de Noël où il évoque les défis de l’humanité d’aujourd’hui. Concrètement, le pape citait, en Afrique, le Darfour, l’Afrique centrale, puis les peuples latino-américains, la Terre Sainte, l’Iraq, le Liban, la « Péninsule coréenne », et « d’autres pays d’Asie ».



Le pape se faisait persuasif en disant avec douceur : « Homme moderne, adulte pourtant parfois faible dans sa pensée et dans sa volonté, laisse-toi prendre par la main par l’Enfant de Bethléem; ne crains pas, aie confiance en Lui! La force vivifiante de sa lumière t’encourage à t’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial, fondé sur de justes relations éthiques et économiques ».

Il soulignait le besoin de confiance et d’unité de l’humanité d’aujourd’hui pour affronter les défis qui se présentent à elle : « Que son amour guide les peuples et éclaire leur conscience commune d’être une «famille» appelée à construire des relations de confiance et de soutien mutuel. L’humanité unie pourra affronter les problèmes nombreux et préoccupants du moment présent: de la menace terroriste aux conditions d’humiliante pauvreté dans laquelle vivent des millions d’êtres humains, de la prolifération des armes aux pandémies et à la dégradation de l’environnement qui menace l’avenir de la planète.

Le pape encourageait les efforts des artisans de paix et l’aide humanitaire en Afrique en disant : « Le Dieu qui s’est fait homme par amour de l’homme soutient ceux qui, en Afrique, agissent en faveur de la paix et du développement intégral, s’opposant aux luttes fratricides, pour que se consolident les transitions politiques actuelles encore fragiles et que soient sauvegardés les droits les plus élémentaires de ceux qui se trouvent dans de tragiques situations humanitaires, comme au Darfour et en d’autres régions de l’Afrique centrale ».

Benoît XVI souhaitait aussi la paix en Amérique latine : « Qu’Il incite les peuples latino-américains à vivre dans la paix et la concorde ».

Il ne manquait pas de citer le Moyen Orient, en citant tout spécialement une « espérance » pour le Liban : « Qu’Il donne courage aux hommes de bonne volonté qui agissent en Terre Sainte, en Iraq, au Liban, où les signes d’espérance qui, s’ils ne manquent pas, attendent d’être confirmés par des comportements inspirés par la loyauté et la sagesse ».

Pour ce qui est de l’Asie, Benoît XVI en citait pas les deux « Corées », mais la « Péninsule coréenne en souhaitant le « dialogue » : « Qu’Il favorise les processus de dialogue dans la Péninsule coréenne et dans d’autres pays d’Asie, pour que, les dangereuses divergences étant surmontées, on parvienne, dans un esprit amical, à des solutions de paix cohérentes, ce qui est tant attendu de ces populations ».